RIOSUM PEREGIT, ANNO DOMINI CLXXVII
Pridie nonas septembre (Martyrol Gallic.)
Il me paraît superflu de rééditer tous les détails qui ont été donnés par les auteurs sur la mort sainte de l'apôtre Marcel, dont le martyre eut lieu en l'an 177, suivant d'autres en l'an 179. Son supplice, commencé d'abord sous les murs de Chalon au bord de la Saône, devant la statue de Saturne, fut continué devant la statue du Soleil placée dans les murs de la porte Séquane (aux Échavannes), la plus vénérée des idoles du pays, puis enfin terminé à deux milles de la ville, devant l'image d'Ammon dont la statue (olovitrea) couronnait le faîte d'une colonne.
3° Du même côté, vis-à-vis delà troisième travée, on trouve incrustée dans le mur une pierre jaune sur laquelle est peinte en lettres noires l'inscription suivante, rappelant que là était placée primitivement la sépulture d'Abélard, le célèbre dialecticien du xu= siècle, mort à Saint-Marcel et enterré dans cette église.
La tombe d'Abélard (dit l'abbé Cazet) 2 fut troublée comme sa vie : on fit voyager ses restes de Saint-Marcel au Paraclet, du Paraclet à Paris, où il repose maintenant sous le magnifique tombeau que lui avait élevé Héloïse pour éterniser sa douleur.
Hic primo jacuit Petrus Abelardus Francus et monachus cluniacensis
Qui obiit anno 114a Nunc apud moniales paraclitenses In territûrio trecascensi requiescit Vir pietate insignis, scriptis clarissimus Ingénu acumine rationû pondère dicendi arte Omni scientiarum génère nulli secundus.