‹ Cham (volume 5)Chapitre 2 sur 44 · LES B1EMFA1TS DE LA CIVILISATION EN CHINE · texte numérisé non relu

LES B1EMFA1TS DE LA CIVILISATION EN CHINE

l'empereur de la chine. — Ah ! mon Dieu ! comme les voilà fagotées, mes sujettes! Quels diables de jupons! Que c'est donc laid la civilisation !

— La civilisation interdit aux Chinois de mangei dé m il niais du chien! ■

— La belle avance, si la civilisation leur apprend a manger du chat.

— Mon braveChinois , je\ iens le souhaiter la bonne année de la pari de ton portier, ton Facteur, ton frotteiir, ton porteur d'eau , etc., etc. C'esl moi qui touche pour eux cette année-ci.

i i mpi un h de i \ chinb. — Quelle horreur! Qui ignifie ce marécage sur la place de n palais '

— Sire, c'esl une importation d'Europe; vous jouis- <'.' di bienfaits du macadam.

— Votre majesté congédie son coiffeur?

— Oui, mon ami, oui, il y a monsieur qui me fait la queue !

l'empereur de la chine. — Vous m'avez construit une Bourse. Ou est l'entrée? où est la sortie?

l'architecte.— C'est bien simple : là où vous voyez les mains pleines, c'est l'entrée; là où vous voyez les

mains villes, c'est la sortie.

— La civilisation ne m'imposera jamais cet mstrunient-là! Rendez-moi mon tam-tam! Rendez-moi mon tam-tam !

l'empereur de la chine. - Vingl-cinq mille œufs d'autruche! Qu'est-ce que cola signifie? La moitié de ma bonne ville de Pékin qui brûle!

— sire, l.i civilisation vienl de doter la Chine d'allumettes chimiques; votre capitale jouit des résultats de ce bienfait.

Le grand-vizir envpyanl chercher le docteur Dancel

pour savoir s'il ne pourrait pas, grâce à son procédé, faire maigrir le budget lurc.

L'état des finances turques amenant tût ou tard une catastrophe.

Offrant une tirelire à la sultane favorite i ■ essayer

de lui donner le goût de l'économie.

— Allons, pas moyen de faire des éc mies au

sérail... Voilà que cette année nous allons être ruinés en li,n> de nourrices !

— Saprelote ! cette note là est encore plus forte que toutes les autres. Qui est-ce qui a dépensé cela?.

— C'est la dépense de l'économe du sérail.

—Sultane, le grand séraskier vous prie d'économiser la bougie.

— Tiens, c'est juste: moi qui oubliais d'utiliser l'autre bout. Je vais maintenant l'allumer par les deux bouts , ce sera bien'plus économique !

— Comment : c'est encore pour faire di - è onoi

que je vous surprends avec un militaire?

— Oui, j'apprends à fumer le caporal; c'esl meil leur marcbé.

— Vous ne craignez pas de laisser ainsi la votre porte?

— Ma foi non! je n'ai pas le sou chez moi.

— Le grand-vizir! Pauvre cher homme homme ! moi qui allais lui demander- de l'argent!!! Allonsnous-en bien vile de peur qu'il ne m'en demande !

M. de.Pleuck, chargé de rétablir les finances turques, met le grand-vizir dans l'embarras en fermant les fenêtres par lesquelles il jetait l'argent.

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