‹ Cham (volume 5)Chapitre 28 sur 44 · TOIT, EXCEPTÉ IN ARBRE · texte numérisé non relu

TOIT, EXCEPTÉ IN ARBRE

— Qu'est-ce que cela '

— Et parhleu! c'est un lavabo; voilà la cuvelte.

— Mais non, imbécile, c'est un chandelier; tu ne vois doue pas la bobèche?

Les arbres de la Bourse attendant qu'on vienne leur faire la barbe.

l'enfant. — Hi ! hi ! je ne veux plus être habillé comme les arbres de la Bourse ; je ne veux pas de collerette ! les chiens se trompent et viennent contre moi.

Quelle horreur ! quelle indécence! un arbre tout

— Mais, madame...

— Mais, monsieur, je demeure place de la Bourse,

j'ai l'habitude de voir les arbres habillés.

— lii^ donc, grand-papa, quand est-ce qu'il Na le pousser des feuille- '.' I V> m retard -\ir |i - ai bn s de la Bourse, qui sont emmaillotés comme toi.

— Mon Dieu! madame, vous avez eu la bonté, vu l'extrême chaleur, de me permettre d'ôter mon habit; tous avouerai-je maintenant que je trouve la chose insuffisante?

— Vous voulez boire île mon coco h la glace?

— No, pas suffire à moi ! Moi voulais savoir combien vous prendre pour laisser moi entrer tout entier dans le coco à la glace à tous.

Lesoleil domptant chevaux, Rarej el toutjjen voilà un gaillard ! Parlez^ioi de celui-lal

— Voyons, monsieur, laissez-vous jUer à fctrebon cœur ; achetez ce billet de spectacle. Si vous saviez comme on pleure au contrôle !

fcf

ti

— Mon ami, rentre donc ta langue !

— Rentre la tienne ! si tu crois que ce soit facile d'une chaleur pareille.

— Mademoiselle Françoise, je vois sur le journal que la troupe va prendre'des chemises de coton ; qu'il va falloir que je quitte de suite ma chemine de toile.

— Dites donc, tout de suite ! Je pense que vous allez attendre que vous soyez rentré à la caserne. Vous n'allez pas changer ici ?

— Je t'assure que c'est un homme très-comme il faut.

— Laisse-moi donc tranquille! M ne serait pas à Paris il, mis cette saison-cî.

— H faut que je profite de ce que nous sommes a Ssnières pour écrireau vicomte.

« Mon cher vicomte, » Je vous écris de Wieshaden »

— Ah ! mon Dieu ! d'où revenez-vous comme cela?

— Je reviens de l'école de natation.

— Mais vous avez oublié de vous rhabiller.

— Tiens, c'est ma foi vrai : je suis d'une distraction !

— Restez là, vous allez voir comme je nage. Vous ne m'avez jamais vu entre deux eaux ?

— Non, je ne vous ai jamais vu qu'entre deux vins.

— Elle est bien bonne. Je ne te croyais pas Mtie comme ça, ma gain re amie !

— Que tu es méchant'' ! Tu \ y allei répéter ce que lu as vu.

— Au contraire, puisque je ne vois rien du tout '

— Madame, je ne puis pas vous baigner, a moins de vingt-cinq sous, je nie verrais forcé de vous lâcher, et madame n'a pas pied ici !

— Pardon, monsieur, auriez-vous l'obligeance de vous mettre un peu au fond pour me faire de la place ?

— C'est l'école de natation des femmes, ici !

— Impertinente que vous êtes ! Que voulez-vous dire par là ?

— Voyons, mademoiselle, mette}! voire chapeau, vous allez venir à l'école de natation avec votre

m, un. m

— ni : lii : j'aimerais mieux aller .;i celle de p.apa, cHËI bien plus* amusant; je jouerais avec mes petits cousins qui y vont.

— Pau\ re ji une pi rsonrîe peine : elle manque de to it !

f;iii \ raimeul de la

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