A DIEPPE
— Ah ci, quelle est celle mauvaise plaisanterie? vous
allez me compromettre avec voire baquet et vos brosses; on va croire que je suis dans un état de malpropreté affreux.
— Ma cbère, je l'en prie, mets un aulre coslume... tu ne peuxpas dîner à table d'hôle comme cela!
— Allons donc', dans une ville de bains!. . c'est un costume fait exprès pour ces endroits-là!
— De grâce, 'AU i n :c baquel de dessus la lOle!
lui lou.l , ma^i ■ |e vous i'e laisserai pendant lout le
temps que vous prendrez voire bain.. Vous êtes connue pour nui hander lei bal [neurs, |e ne veux pas qu'on vousrecon naisse... on supposerai! que j'ai baissé mes prix.
— Ah! mon Dieu! quelle esl donc celle machine qui entre
.■lll'Z Illlli?
— Tu ne reconnais pas Ion mari 1 .. on m'a volé tous mrs babils pendant que je me baignais; on ne m'a laissé que ma
lenle!
— Oui , mesdames, je vais aux bains d'Oslende.
— C'est juste! pour vous baigner dans votre pare.
■Vous al lez a Dieppe? je vous recommanderai un baigneur.
■ Non, je vais à iladen-Baden.
- Je vous recommanderai un danseur.
Inconvénient de se promener sur la plage de Dieppe avec de beaux habita quand on a des connaissances parmi les baigneurs.
— Saprisii ! ... ma IV m mi' avec deux jeunes gens! Décidé ni l'air de la mer ne me vaut rien
— Monsieur aurait-il l'obligeance de me prêter vingt cinq francs, quoiqu'il me soit facile de les gagner, car monsieur pourrait bien tomber à la mer de l'endroit où il est placé , et j'aurais vingt-cinq francs de prime en le repêchant ?
— Diable ! j'aime mieux vous les prêter.
— Voyons, Adélaïde, voilà plus de deux heures que tu ramasses du galet sans en trouver un seul à ton goût, comment te le faut-il?
— J'en cherche un comme ceux que l'on voit dans les boutiques, à Paris, avec des peintures à l'huile dessus des
vues maritimes.
Aspect des bains de mer en 181)4.