ACTE TROISIEME
ANDRÉ
Moi aussi?
Diable!... Ça ne bichait pas ? Vous êtes sûr que c'est de sa faute ?
ANDRÉ
Je ne suis pas très sûr !
FLORISE
Enfin, elle ne vous aimait pas ?
ANDRÉ
Je le crois !
FLORISE
Je le crois!... Ça ne signifie rien! En êtes-vous certain? Elle se faisait faire du plat par un autre?..
ANDRÉ
Oui...
FLORISE
Et vous... pendantcetemps-là, VOUS ne voyiez rien? Vous étiez peut-être occupé ailleurs ?
ANDRÉ
Un peu!
FLORISE
Vous aviez la compensation... comme on dit, pas bien sérieuse, en tout cas !
ANDRÉ
A quoi voyez-vous ça ?
FLORISE
A des signes.
Quelle drôle de petite femme vous êtesl
Sonnerie.
FLORISE
Qu'est-ce que c'est que ça?
ANDRÉ
Le téléphone, (a l'appareii.) Allô ! Ouil... Ah î c'est maître Desvignolles. (a Fiorise.) On demande si vous êtes prête.
FLORISE
Pas encore I... La table n'est pas louée.
ANDRÉ^ à l'appareil.
Pas encore !... La table n'est pas... non... dans dix minutes... (a Fiorise.) Ils sont bien pressés!
FLORISE
Ils?... votre femme n'est pas seule?
ANDRÉ
Non... Il y a avec elle son conseiller.
FLORISE
Ah! Sa compensation! Il est bien?
ANDRÉ
Non... elle ne Taime pas !... Elle ne peut pas l'aimer !
Bien entendu... Qui est-ce?
ANDRÉ
Un nommé La Ghambotte. *
FLORISE, étonnée.
Roger!... Roger la Ghambotte!... Oh! que c'est curieux !
ANDRÉ
Vous le connaissez ?