‹ Chamfort, étude sur sa vie, son caractère et ses écritsChapitre 37 sur 201 · Ed. Arouis, I · texte numérisé non relu

Ed. Arouis, I

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grand comique, en lui pardonnant en faveur du Misanthrope , d'avoir écrit M. dr Pourccaugnac. — Après cette étude du talent de Molière, vient celle de son caractère, de son âme, comme dit Chamfort, qui, en quelques pages exactes, pénétrantes et émues^ nous montre comment ce poète unique fut aussi un homme supérieur. Enfin le discours s'achève par l'examen des efforls qui ont été tentés par ceux qui ont succédé à Molière, a Tout ce que peut faire l'esprit, venant après le génie, on l'a vu exécuté'. » On a même essayé de renouveler la scène en y introduisant la comédie attendrissante et le drame réaliste. Mais, bien que les mœurs offrent une ample matière à la comédie, « rien n'a dédommagé la nation forcée enfin d'apprécier ce grand homme, en voyant sa place vacante pendant un siècle ^ »

Si brève que soit notre analyse, elle permet pourtant de voir qu'il y a autre chose dans l'Eloge de Molière que ce babil dont parle Grimm. « L'art d'arranger les idées courantes avec un peu d'ordre et une certaine facilité et pureté » ne serait point un mérite à dédaigner ; mais il semble bien, quoi que Grimm puisse en dire, qu'on trouve plus que des idées courantes dans le discours de Chamforl. J'ouvre le cours de littérature de La Harpe ; je lis le chapitre qu'il a consacré à la comédie, au siècle de Louis XIV ; je reconnais sans peine, à certaines formules oratoires, qui paraissent là un peu dépaysées, qu'il y a fondu son Eloge de Molière

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