COMPLÉMENT
secrètes d’un Étal, prouve peut-être la faiblesse du parti qui se croit obligé d’y avoir recours.
S’il existait un être isolé, qui ne connût ni l’homme de la nature, ni l’homme de la société, la lecture réfléchie de Molière pourrait lui tenir lieu de tous les livres de morale et du commerce de ses semblables.
La trempe vigoureuse du génie de Molière le mit sans effort au-dessus de deux genres qui ont depuis occupé la scène. L’un est le comique attendrissant, trop admiré, trop décrié; genre inférieur qui n’est pas sans beauté, mais qui, se proposant de tracer des modèles de perfection, manque souvent de vraisemblanee, et est peutêtre sorti des bornes de l’arL en voulant les reculer. L’autre est ce genre plus faible encore, qui, substituant à l’imitation éclairée de la nature, à cette vérité toujours intéressante, seul but de tous les beaux-arts, une imitation puérile, une vérité minutieuse, fait de la scène un miroir où se répètent froidement et sans choix les détails les plus frivoles.
On a répété que, si Molière donnait ses ouvrages de nos Jours, la plupart ne réussiraient point. On a dit une chose absurde. Comment peindrait-il des mœurs qui n’existent plus? II peindrait les nôtres.
L’intervalle qui sépare la destruction d’un
ridicule de la naissance des autres est le prix de la victoire qu’on remporte sur eux.
Le système abstrait, tout est bien, paraît peut-être plus vraisemblable, et surtout plus clair, après le discours de Garo dans la fable de la Citrouille et le Gfand,qu’après la lecture de Leibnitz et de Pope lui-même.
Le génieestunpliénomèncque réducation, le climat ni le gouvernement ne peuvent expliquer.
Ce ne sont point des hommes qui forment les grands hommes.
ÎS’ous naissons les sujets du grand homme: c’est dans nos cœurs qu’il prend les titres de sa puissance.
/, Chaque siècle emprunte sa force et son caractère d’un petit nombre d’hommes que l’on peut appeler les maîtres du genre humain, et qui n’ont que le génie etla pensée pour le gouverner.
Quoil celte malheureu.se manie de célébrité, qui ne fait que des malheureux, trouve encore un partisan, un protecteur! Avez-vous oublié qu’elle exige presque autant de misères, de sottises, de ba.ssesses môme que la fortune?
Quand la vertu ne peut plus habiter le siècle que des meurtres ont souillé, le génie la reçoit dans ses écrits et la rend à l’univers.
L’incertitude devient un tourment dont