SCÈNE V
KALED, DORNAL, AMÉLIE, ANDRÉ UN ESPAGNOL, UN ITALIEN, enchaînés.
Kaled
Jamais on ne s'est si fort empressé d'acheter ma marchandise. On voit bien qu'il y a longtemps qu'on n'avait fait d'esclaves ; il fallait qu'on fut en paix : cela était bien malheureux.
DORNAL
0 désespoir ! la veille d'un mariage, ma chère Amélie ! Kaled, regardant autour de lui
Qu'est-ce que c'est? On dit qu'il y a des pays où Ton ne connaît point l'esclavage... Mauvais pays. Aurais- je fait fortune là? J'ai déjà fait de bonnes affaires aujourd'hui ; je me suis déjà débarrassé de ce vieil esclave qui tirait de ses poches de vieilles médailles de cuivre toutes rouillées,. qu'il regardât attentivement. Ces gens-là sont d'une dure défaite. J'y ai déjà été pris. Je ne suis pas
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fâché non plus d'être délivré de ce médecin français. Rentrons. Avancez. Qu'est-ce qui arrive? c'est Nébi ; il a l'air furieux. Serait-il mécontent de son emplette?