‹ Champ d'observation dans l'examen ophtalmoscopique à l'image droiteChapitre 6 sur 12 · FI · texte numérisé non relu

FI

dans le tronc de cône de rayons lumineux ayant pour bases les ouvertures pupillaires apparentes des yeux, c’est-à-dire dans le trapèze pp'p',p,. Parmi ces rayons, les plus inclinés que puisse

(1) Il est bien évident, en effet, qu'après avoir été réfractés par le cristallin, les rayons lumineux, émanant du fond d’œil éclairé, qui se trouvent tangents à la circonférence de la pupille, sont réfractés une seconde fois par la cornée et paraissent alors venir non pas de la pupille elle-même maïs de son image à travers la cornée. De même les rayons lumineux pouvant entrer dans l’œil observateur sont ceux qui dans l’air auront une direction leur permettant d’entrer dans l’image de l'ouverture pupillaire de cet œil. On voit donc qu’il convient de considérer les grandeurs apparentes des pupilles dont la mesure est accessible directement. La grandeur réelle de la pupille diffère d’ailleurs peu de sa gran deur apparente.

recevoir l'observateur sontles rayons pp’, ct P,p'. Le rayon pp’, vient du point a de la rétine, obtenu en menant par le point nodal o, oa parallèle à pp',. En effet les rayons lumineux émis par a et pouvant sortir par l'ouverture pupillaire forment après leur sortie un faisceau cylindrique parallèle à oa et ayant comme base l’ouverture pupillaire apparente. Théoriquement ce pinceau de rayons contribue donc à donner l'image de a puisqu'il fournit un rayon à l'observateur. En menautob parallèle à p,p' on détermine le point b de la rétine observée qui envoie à l’observateur le rayon p,p’.

Il est facile de voir que tous les points de la rétine compris entre a et b envoient des rayons pénétrant dans l’œil de l’observateur, ab est donc la portion théoriquement visible.

Or

uw —/Mr x 5 D et w —= Mx a d’où en additionnant

& + &w = (Mr + Mx) à ou : w + = À X à

d étant la distance séparant l'œil examinateur de l'œil examiné (2).

w + w’ On a donc DRE d et w + «) X =PD=——— 7) d

Dans le cas où l’observé est emmétrope le champ d'observation croît donc proportionnellement à la somme des ouvertures

(1) En confondant l'ouverture pupillaire avec l’arc l’ayant pour base et comme somimet le point M. L'erreur n’est pas plus grande que lorsqu'après avoir posé w = Mr’tg à on prend comme valeur du champ la corde &b et non pas l'arc ab.

(2, De Ja note précédente il résulte que 4 n’est pas la distance entre l’observé et l'observateur, mais bien celle des images pupillaires des deux yeux.

La distance apparente de la pupille au sommet de la cornée étant d'environ 3 millim., 4 représenterait la distance des cornées des deux yeux augmentée de 6 millim.

pupillaires apparentes de l'observateur et de l'observé et inversement à la distance qui sépare les yeux.

Œïil observé myope. — Les rayons pp’, et p,p’ les plus incli-

TDi en et Don DR

Es arm afeur

Olserwe

Pree2:

nés qui puissent pénétrer dans l'œil observateur, étant prolongés rencontrent le punctum remotum de l’observé en À et B (fig. ?). Les rayons qui, émergeant de l'œil examiné, vont con-

le

courir en À et B proviennent respectivement des points a et b de la rétine obtenus en joignant les points A et B au point nodal o. Le rayon pp’, vient donc de a et le rayon p,p' deb; les points intermédiaires entre a et b envoient évidemment 4 la lumière à l'observateur : ab constitue donc le champ d’observation.

Pour l’évaluer rappelons que

Pangle pMp, — " (voir cas précédent).

Nous avons dans le triangle BMA en remarquant que ; MR=R—OM, Rétantla distance du punctum remotum à l’oœil :

AB = (R— OM) X angle p, Mp' et dans le triangle AOB :

AB=RX $n Nous pouvons donc poser ôm R = (R — OM) angle D, Mp Or sans commettre d’erreur sensible (1) nous pouvons écrire

OM = —— pMp,

Portant cette valeur de OM dans l'équation précédente il vient ; Ôm R — R X pMr, Cr ou

Ôm = PMP, — e.

et en remplaçant pMp, par sa valeur w + «° w OP ET

d R d’où, en désignant par x, le champ d'observation

Xm — Ôrn fin —=Ér Eee Te ) (ID)

(1) On commet ainsi dans l'évaluation de OM une erreur égale à la distance séparant le centre pupillaire du point nodal, soit environ ue

m 004: 0,004 soit R

L'erreur relative commise sur le facteur R—- OM rente. dans

les cas où la myopie n’est pas des plus considérables. L’erreur est donc en général très faible et on peut très bien la négliger.

rate OR

Si, comme le fait Ulrich, on ne considéraitles myopies que de courbure ou encore si l'on convenait de mesurer le champ d'observation par la grandeur de l’angle à,, on pourrait avancer cette proposition : le champ d'observation est plus faible chez le myope que chez l'amétrope et décroît avectle degré de myopie.

Dans le cas des amétropies axiles et en convenant que le champ d'observation se mesure par la grandeur de la portion de rétine perçue, on ne peut admettre ce résultat sans une discussion préalable.

En effet, on a bien pour les mêmes valeurs de w, w’et d

Ôm < ù mais {m D Y On n’a donc pas nécessairement Ym Ùm dy c'est-à-dire Cherchons le signe de la différence x, — x. Puisque l’amétrope est axile, l'œil à sa puissance réfringente normale, donc l il Î Ym R YŸ d’où Ye Cet 70 T R Ÿ En remplaçant dans l’équ. (Il), donnant la’ valeur de x, P bar sa valeur, on obtient R e [0] + uw” dr ne Xm —= Ym u) d Y On a d’ailleurs, équ. (D u) uw?

X — ED Y d

4} s 4 Anin a 2 ñ ’ à Nous écrirons en retranchant membre à membre ces deux dernières égalités

! wo + «y Ynia Xe = ———— (Ym ” AS (1) LE

Pa si 0) Vm Y d Te

Ym 7 y eSt toujours positif, le signe de la différence x, — x sera donc donné par celui de

uw + w? w.

d Y Il s'ensuit que :

Le champ d'observation sera plus petit chez le myope que chez l'emmétrope lorsque

Re DAT

d Y c’est-à-dire quand LAN: US As wo — w Les deux champs sont identiques si w — w° DEPT ) cl Y qe c'est-à-dire lorsque RACE NE":

Y (@] ar &w

Enfin le champ d'observation dans le cas]de la myopie axile sera plus grand que dans celui de l'emmétropie quand

Rat ae cd Y c'est-à-dire si jose ren

Œil observé hypermétrope.— Les rayons p, p'et p’, p (fig. 3). qui joignent la partie supérieure de Pouverture pupillare de l'observateur à la partie inférieure de l'ouverture pupillaire de l'examiné et inversement, rencontrent le punctum remotum de l’observé en A et B. Ces deux rayons qui sont les plus inclinés que puisse recevoir l'observateur, proviennent resy ectivement des points a et b de la rétine observée; ces points étant obtenus en tirant les lignes AO et BO passant par le point nodal.

Page 1