‹ Champ d'observation dans l'examen ophtalmoscopique à l'image droiteChapitre 9 sur 12 · EST VU QE · texte numérisé non relu

EST VU QE

absorption. Représentons par 1 la quantité de lumière qui entrerait dans l’œil-observé pour contribuer à éclairer un point de la rétine, si la source lumineuse occupait la position de son image dans la pile de lames de verre, celle-ci étant supprimée. Par l'emploi de la pile de glaces on enverra seulement au point de rétine considéré la quantité de lumière +. Mais de la lumière tombant en ce point, une partie est absorbée et une portion seulement de lalumière émise, celle qui ressort par l'ouverture pupillaire, contribue à donner l’image.ophtalmoscopique de ce point. Elle peut être représenté par «ce, « étant un coefficient fractionnaire dépendant du pouvoir absorbant de l'œil et des dimensions de la pupille. |

Cette quantité de lumière « sort de l'œil sous forme d’un cône convergent, d’un cylindre ou d’un cône divergent suivant que l'œil est myope, emmétrope ou hypermétrope. Mais l'angle moyen d'incidence de ces rayons de retour diffère peu de l'angle moyen d'incidence des rayons éclairants tombant sur le miroir. Il s'ensuit que de la quantité « « de lumière, la quantité « & (1-«) sera réfractée pour donner l’image du point considéré.

: étant un coefficient constant, le maximum de l'expression « : (1-«)alieu en mêmetemps que celui du produit « (1-«) dont la somme des deux facteurs est constante. Le maximum aura donc lieu lorsque ces facteurs sont égaux, c'est-à-dire quand a = \Jo.

Le dispositif le plus éclairant est donc, en négligeant l’absorption, celui qui réfléchit la moitié de la lumière incidente. On peut toujours le constituer en superposant un certain nombre de lames de verre.

En effet, la fraction p de lumière réfléchie lorsqu'elle tombe sur un dioptre de verre plan sous l'incidence i est, d’après la théorie de Fresnel (1) :

1 Fsinf(i—r) tg)(i—7r)

2 Lsin?(i+r) tg(G+r)

Avec la relation sin À Sin 7

— indice de réfraction du verre.

(1) V. un ouvrage de physique traitant de la réflexion et de la réfraction vitreuse p. ex. MASCART, JAMIN, CHAPUIS et BERGET, etc, ou FRESNEL, Œuvres complètes, t. I.

21199 ce

Si n plaques de verre sont superposées de manière à donner un système réfléchissant la moitié de la lumière incidente, on a en appelant p la fraction de lumière réfléchie par la première surface de la première plaque (1) :

rt 4 où p — none TE PAT Les trois équations précédentes détermineront donc, connais-

sant l'incidence moyenne des rayons tombant de la source

0,8 0,7 0, & 0.5 2 4 a3 HA ER

éclairante sur l’ophtalmoscope, le nombre n de lamelles qu’il conviendra de prendre pour le constituer.

Nous avons construit une courbe permettant de déterminer aisément le nombre des lamelles de verre que l’on juxtaposera pour réfléchir sous une incidence donnée la moitié de la lumière incidente.

Comme il existe pour les valeurs de p une certaine différence entre les valeurs données par la théorie de Fresnel et celles fournies par l'expérience, nous avons préféré construire une courbe d’après les nombres définitifs qu'Arago (2) a trouvés

(1) FRESNEL. Œuvres complètes, t. II, p. 789. V. aussi : Lettre de Fresnel à

Arago, t. IT, p. 787.

(2) ARAGO. Œuvres, t. X, p. 209.

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Pour n =! tre sue Fhblence favorable est 79° D TU D ie ee KR ES | »'n —=3 Qq = + » Pot « » te 68° D M4 DE — » » » » 63° ï f DT = 1) Q= +? 0» | » DÉMO 4 he NE 659 = + S ais ANLO) UE)

vi Ces nombres diffèrent assez de ceux donnes par Helmholtz (1) dans son optique physiologique ; il conseille

AV ao | l'incidence de 70° pour une lame, Ex AP AMONT PEN 60° pour trois, LE PS PTE 3 56° pour quatre.

L'écart existant entre les chiffres donnés par la théorie de Fresnel et ceux fournis par les expériences d’Arago, ne nous suffit pas pour expliquer les nombres donnés par Helmholtz. À

204 1) Hezmmozrz. Loc, cit., trad. franc., p. 248 ou 2° édit, allemande, p. 223.

une couleur propre gris violacé, fées faib qu’elle remplit les conditions précédentes, ma

Sante pour ne pas être acceptée des ophtalmologis 3 tion est du reste loin d'è tre DST RR ne x ts Le . AS

Re de la lumière incidente. Ta AE re de ce oo te .

dans un diamètre de 8 millim. (correspondant comme étendue At

une pupille fortement dilatée, par l'atropine), est partagée CHR bandes étroites de 1 millim. de diamètre ee È

ettransparentes. NU ON TUE

L’observateur utilise donc bia la moitié de la lumière ï ‘émergente de l’œil observé. « L'image rétinienne, ditM. Parent, <

«est ainsi plus éclairée parce que la somme des rayons qui « pénètrent dans l’œil observateur est plus grande qu'avec les

« petits trous des miroirs ordinaires. » On pourrait ajouter que

le champ d'observation est également plus grand par l'emploi de ce dispositif que par l’usage d'un ophtalmoscope à petit trou.

Pour éclairer avec les miroirs de verre étamés ou non une

grande partie de la rétine, on doit faire tomber sur l'œil observé des rayons fortement convergents ou divergents de façon à avoir surla rétine examinée une image diffuse très étendue de la source lumineuse. Lorsqu'on emploie un ophtalmoscope analogue à celui d'Helmholtz, on arrive aisément à ce résultat en annexant une lentille au système éclairant. Cette lentille est placée sur le trajet des rayons lumineux, avant leur arrivée sur le miroir. Si l'on emploie un miroir plan et de la lumière parallèle et que

(1) PARENT, Quelques modèles de miroir pour l'examen ophtalmoscopique À l'image droite. Arch. d'ophtalmologie, t. II, 1891, p. 322. ]

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