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le foyer des rayons lumineux que la lentille fait converger, aille se former, après réflexion, aux environs du point nodal, on voit que le champ éclairé est proportionnel à l’ouverture ou diamètre de la lentille et à sa puissance dioptrique.
Nous avons réalisé cette disposition d'éclairage lorsque, cherchant l'influence de la grandeur pupillaire de l'observé, nous expérimentions sur l’œil artificiel de Perrin.
Généralement nous nous sommes servi de l'œil artificiel de Badal dont nous enlevions la partie postérieure pour la remplacer par une réduction photographique d'une série de cercles concentriques. Nous éclairions alors directement par transparence, au moyen d'une bougie placée derrière l’œil artificiel, et l'expérience se trouvait ainsi simplifiée, les conditions d’éclairage n'étant plus à remplir.
IT. — Résultats expérimentaux.
Nous n’avons pas cherché à mesurer les valeurs de w,w’ d, x et R et à voir si elles satisfaisaient réellement aux équations précédemment trouvées. Il est certain d’ailleurs que le champ
CRE ets ee 2e
AUS e LES 6 72V4 Diam. des diaphragmes placés devant l'œil observateur.
Fig. 8.
d'observation obtenu expérimentalement pour des valeurs déterminées de w, w', d et R serait plus petit que le champ d'observation calculé, nous reviendrons bientôt sur ce point. Nous nous sommes contenté de mesurer x en faisant varier une seule des quantités w,w’, d'et R. Par suite nous avons déterminé l’in-
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fluence qu’exerce la variation de chacune de ces quantités sur la valeur du champ d'observation.
Influence de lagrandeur de la pupille de l'œil observateur. — L'œil artificiel de Badal était modifié et disposé comme nous venons de l'indiquer. Notre œil étant atropinisé, nous le maintenons à une distance fixe de l'œil artificiel en appuyant le front contre un support. Il est grand ouvert afin que la fente palpébrale ne vienne pas modifier la grandeur de la pupille. Puis des diaphragmes de divers diamètres sont approchés le plus possible de l'œil. Evaluant le champ d'observation lors de l’interposition de ces différents diaphragmes, nous avons construit la courbe ci-jointe (fig. 8) qui montre que le champ d'observation croît très vite avec l'augmentation de l’ouverture pupillaire de l'observateur. En se reportant aux formules trouvées, on voit que théoriquement cette courbe devrait être une droite (1). Le champ d'observation mesuré par 13 était donné en interposant un trou sténopéique très voisin de l’œil observateur. Le champ 19 était obtenu par l’interposition d’un diaphragme de 8 millim.
La grandeur de l'ouverture pupillaire de l'observateur intervient donc pour modifier dans de larges limites le champ d’observation.
On peut s’en rendre compte sans avoir recours aux mydriatiques et même sans utiliser pour les expériences un œil artificiel.
On placera à quelques centim. en avant de soiun diaphragme percé d’un trou de petit diamètre (2 ou 3 millim.), puis au loin une feuille de papier sur laquelle seront tracés une série de cercles concentriques. Quelques-uns même seront colorés de telle sorte qu'on évaluera plus facilement le nombre de cercles vus. Cet écran de papier sera bien éclairé, mais l'œil observateur ne recevra que la lumière émise par l'écran et pouvant passer par le diaphragme.
Il pénétrera donc peu de lumière dans l'œil de l’expérimen-
(1) Différents motifs pourraient être invoqués pour expliquer cette différence entre la théorie et l’expérience; mais nous ne voyons pas la nécessité de les interpréter. Il nous suffit d’avoir montré que le champ d'observation croît très vite avec l'ouverture pupillaire de l'observateur. Ajoutons que des mesures très précises sont bien difficiles dans des observations de ce genre, car une petite latitude est toujours laissée à l'appréciation de l'observateur dans l'évaluation des résultats.
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De et la pupille sera assez dilatée. Chaque point de l'écran n'envoie à l'observateur que le mince pinceau de rayons lumineux pouvant passer par l'ouverture du diaphragme ; on se trouve donc dans des conditions d'observation de tout point analogues à celles qui existentdans l’éxamen ophtalmoscopique. Il sera très aisé de vérifier que, l'œil restant immobile, le champ d'observation augmente avec la grandeur d’autres diaphragmes que l’on fera passer très près de l'œil, cest-à-dite avec la portion de pupille susceptible de recevoir des rayons.
Pour montrer que la purille tout entière contribue bien, dans des cas analogues, à délimiter le champ d'observation, plaçons à 3 ou 4 centim. devant l'œil un trou sténopéique. Si l'on trace sur une feuille de papier blanc placée à 30 ou 40 centim. les
(RARE EE SrANE APT SE EU) X - Diam. des diaphragmes placés devant l'œil artificiel de Perrin. F1G. 9.
limites du champ visible en fixant un point déterminé, il se trouve que c’est l’image agrandie de la pupille que l’on dessine ainsi.
L'agrandissement est égal : au à rapport des distances du trou sténopéique à la feuille de papier et à l’image irienne. Nous u’avons pas la prétention de proposer un principe nouveau de pupillomètre, car il en existe de plus exacts offrant l'avantage de ne pas nécessiter une méthode subjective. Nous insistons seulement sur ce point afin de bien montrer le rôle que joue, pour la valeur du champ d'observation dans les cas que nous traitons, la dimension de l'ouverture pupillaire de l’examinateur.
Influence de la grandeur de la pupille de l'œil observé. — Elle est représentée par la courbe (fig. 9), les diamètres des