‹ Champlain célébré par les Normands et les CanadiensChapitre 12 sur 45 · Scène normande en un acte, par Léon Le Clerc · texte numérisé non relu

Scène normande en un acte, par Léon Le Clerc

Ces deux pièces étant publiées dans le présent volume, nous n'en donnerons ici aucune analyse. Nous constaterons seulement qu'elles ont entièrement réussi auprès du public qui n'a pas ménagé ses bravos aux auteurs et aux interprètes.

Adapter à la scène la vieille légende (i) de V Anneau d'or du sire de Bacqueville, était une tâche ingrate. Cependant M. Gauthier-Ferrières s'en est tiré à merveille; il a composé, en des vers délicats et vigoureux, trois tableaux d'impressions très différentes et qui se succèdent avec un intérêt croissant.

M. René Lefebvre a écrit pour cette pièce une partie musicale très colorée, qui souligne avec beaucoup d'originalité le caractère mystérieux et héroïque du poëme.

Ajoutons que l'interprétation ne laissait rien à désirer. M. Gauthier, luimême, remplissait le rôle du sire de Bacqueville, avec une autorité qu'aurait pu envier plus d'un professionnel.

M"« Marie Massie, de la Renaissance, incarnait très gracieusement la dame de Bacqueville. M. Bourgine, de l'Odéon, donnait au personnage de l'écuyer Alain, une physionomie très en relief. Enfin MM. Longuet, Desbois et Lebigre se montrèrent de pittoresques bergers.

Dans Un Sort, dont le succès de fou rire dépassa, certes, les espérances de l'auteur, tous les rôles étaient tenus par des amateurs honfleurais. En voici la distribution.

Maître Jean, maire MM. Léon Le Clerc, artiste peintre

Thomas Daubenêque, conseiller municipal H. Longuet, clerc de notaire

A. Leroy, ouvrier d'usine.

Leduc, employé de bureau M. Lebigre, jardinier E. Leroy, ouvrier de scierie H. RousÉE, id.

Renée Desbois

(1) La légende du sire de Bacqueville a été imprimée pour la première fois à Rouen en li87 dans les Chroniques de Normandie,

Arsène Pernuit,

id.

Armand Trémois,

id.

Michel Lerat,

Philidor Parfait,

id.

Prospère Touflet,

id.

Honorine, servante.

(ton Af(i.ti<,i

TtT^oisièiTie jout^née

CÉRÉMONIE 1{ELIGIEUSE

A L'SGLISE ^AINTE-'-eATHERINE

ÎN peu avant dix heures, les cinq cloches du vieux beffroi de Sainte- Calherine étaient lancées en volée, annonçant l'office religieux. Aussitôt la foule envahissait la vieille église qui, malgré ses vastes dimensions, ne tardait pas à devenir trop petite.

Lorsque M. Turgeon, accompagné des membres du Comité du Vieux-IIonfleur, se présente sous le porche, il est reçu par M. le Curé-Doyen qui lui offre l'eau bénite, puis il est conduit procession nellement à la place d'honneur qu'il doit occuper dans le cliœui-. A ses côtés, s'assoient MM. Blanchet, maire de Honneur; Cil. Bréard, président d'honneur et Boudin, président du Vic'u.c-Honpeu)'.

Un nouveau carillon de cloches annonce l'arrivée de Mt'"" Mugal>ure,coadjuteurderarclièvéque de Tokio, qui doit célébrer la messe.

Avant que commence la

cérémonie, Nt. le Curé-Doyen

Eglise et clocher saiute-catiieriue pi'en^ la parole pour saluer

l'Evèque et le Ministre.

Il unit dans une même pensée les navigateurs audacieux qui allèrent fonder sur les bords du Saint-Laurent, une Nouvelle France, et, le grand pilote et martyr Pierre Berthelot,pation des marins de Honfleur,

Durant l'office se font entendre, tour à tour, la société chorale Union des Travailleurs, dans le lépertoire de Gounod ; M™»

Voisard -Margerie et M. Aumont qui ont des mieux interprété le duo du Ve7ii Creator, de César Franck et VAve Maria, avec accompagnement de violon. Un adagio pour violon, de Beethoven et plusieurs morceaux d'orgue, très bien exécutés, par M. Sibout, organiste de la paroisse, complétaient cet ensemble musical, d'un effet remarquable.

Mgr Mugabure, est monté en chaire et, dans un langage aussi clair qu'expressif, a tenu les fidèles sous le charme de sa parole chaude et vibrante, faisant l'éloge du Canada, resté fidèle à la religion et à la mère patrie.

Mgr Mugabure, coadjuteur de rarchevcque de Tokio se rend à l'église Sainte-Catlierine

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