Scène normande en un acte, par Léon Le Clerc
Ces deux pièces étant publiées dans le présent volume, nous n'en donnerons ici aucune analyse. Nous constaterons seulement qu'elles ont entièrement réussi auprès du public qui n'a pas ménagé ses bravos aux auteurs et aux interprètes.
Adapter à la scène la vieille légende (') de Y Anneau d'or du sire de Bacqueville, était une tâche ingrate. Cependant M. Gauthier-Ferrières s'en est tiré à merveille; il a composé, en des vers délicats et vigoureux, trois tableaux d'impressions très difTérentes et qui se succèdent avec un intérêt croissant.
M. René Lefebvi-e a écrit pour cette pièce une partie musicale très colorée, qui souligne avec beaucoup d'originalité le caractère mystérieux et héroïque du poème.
Ajoutons que l'interprétation ne laissait rien à désirer. M. Gauthier, luimême, remplissait le rôle du sire de Bacqueville, avec une autorité qu'aurait pu envier plus d'un professionnel.
M"« Marie Massie, de la Renaissance, incarnait très gracieusement la dame de Bacqueville. M. Bourgine, de l'Odéon, donnait au personnage de l'écuyer Alain, une physionomie très en relief. Enfin MM. Longuet, Desbois et Lebigre se montrèrent de pittoresques bergers.
Dans Un Sort, dont le succès de fou rire dépassa, certes, les espérances de l'auteur, tous les rôles étaient tenus par des amateurs honfleurais. En voici la distribution.
Maître Jean, maire MM. Léon Le Clerc, artiste peintre
1 liomas Daubenâque, conseiller municipal H. Loncjukt, clerc de notaire
Arsène Pernuii, id. A. Leroy, ouvrier d'usine.
Armand Trémois, id. tiEDUc, employé de bureau
Michel Lerat, H. M. LERKiRE, jardinier
Philidor Parfait, id. E. Lerov, ouvrier de scierie
Prospère Tou/let, id. IL llousÉE, id.
Honorine, servante, Kenée Desbois
(Il L,x léRcndc du sire ilo ltaci|uevillc :v été imprimée pmir l:i promièri.' fois à Uoiieii en H87 ilaiis les Chroniques de Normamiie.
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Troisième joupnée
'CÉRÉMONIE I^ELIGIEUSE
A L'SGLISE ^AINTE-^eATHERINE
^N peu avant dix heures, les cinq cloches du vieux beffroi de Sainfe- Calherine élaient lancées en volée, annonçant l'oflice religieux. Aussitôt la foule envahissait la vieille église qui, malgré ses vastes dimensions, ne tardait pas à devenir trop petite.
Lorsque M. Turgeon, accompagné des meml)res du Comité du Vieuj-Honfletir, se présente sous le porche, il est reçu par M. le Curé-Doyen ((ui lui offre l'eau liénile, puis il est conduit processionnelleinent à la place d'honneur qu'il doit occuper dans le chœur. A ses côtés, s'assoient MM. Blanchet, maii'ede Honlleur; Ch. Bréard, président d'honneur et Boudin, président du Vieu.c-Hoii fleur.
Un nouveau carillon de cloches annonce l'arrivée de Mf'' Mugahure,coadjuteurderarchèvéque de Tokio, qui doit céléhrer la messe.
Avant que commence la
cérémonie, M. le Curé-Doyen
Eglise et rioriioiSaintcOatiKTiiic prend la parole pour saluer
l'Evèque et le Ministre.
Il unit dans une même pensée les navij^aleurs audacieux qui allèrent fonder sur les bords du -Saint-Laurent, une Nouvelle France, el, le grand pilole et martyr l'ierie Berthelot, patron des marins de Honfleur.
Durant l'oflice se font entendre, tour à tour, la société chorale Union des Travailleurs, dans le répertoire de Gounod ; M™" Voisard -Margerie et M. Aumont qui ont des mieux interprété le duo du Veni Creator, de César Franck et l'Ave Maria, avec accompagnement de violon. Un ad;igio ]iour violon, de Beethoven et ]ilusieurs morceaux d'orgue, très bien exécutés, par M. Sibout, organL-te de la paroisse, complétaient cet ensemble musical, d'un effet remarquable.
Mgr Mugahure, est monté en chaire et, dans un langage aussi clair qu'expressif, a tenu les fidèles sous le charme de sa parole chaude et vibrante, faisant l'éloge du Canada, resté fidèle à la religion et à la mère patrie.
M;ir MunaLiuii.'. coatljulcur de l'airlieVHiiu' do Toliio se rend à l'église Suinte-Catherine