LES TRETEAUX — LES COURSES
Pendant toute la matinée les bateaux du Havre avaient amené une foule considérable ; el les fameux tréteaux de Gaultier Garguille, que l'on avait applaudis l'an passé devant la cathédrale de Rouen, obtinrent un très gros succès.
Installés dans la cour de l'école du cours de la République, à l'exposition (l'ait normand, les joyeux compères, interprétèrent tour à tour les vieilles chansons normandes, les refrains connus du Pays de Caux. La célèbre rengaine VAsuembléc d'/twiretof, retrouva la faveur du public. Signalons également une farce en un acte du x\n<^ sièle : Le malavisé.
En même temps, sur le cours Carnot, avaient lieu des courses de bicyclettes et de chevaux. Honfleur ne possède pas d'hippodrome. Pour corser l'attrait des fêtes, les organisateurs eurent l'idée amusante de créer une piste dans les vastes jardins qui vont de la jetée au phare de l'Hospice. Des tribunes, avaient été élevées et le « champ de courses » entouré de légères palissades, pour contenir la foule des curieux et prévenir les accidents, car les spectateurs « non payants » furent au moins aussi nombreux que les autres. Ils auraient
eu, Ju reste, bien tort de se i^èner ; la jetée n'étail-elle pas la tribune publique la meilleure et la plus agréable.
Ces courses eurent vin attrait très grand pour les Honfleuiais, mais pour les Honfleurais seuls. Tous les amateurs étaient du pays ; el cbacun applaudissait, monté dans sa propre voilure, emporté par l'allure de son cheval, le boucher du coin, le boulanger d'en lace, tous les amis, en un mot.
Et ma foi, cet « hippodrome de famille » avait queUjue chose de pittoresque et de « pas encore vu. «
Mais ceci était pour l'amusement des curieux et des badauds; c'était le spectacle de plein air nécessaire pour aidera passer cette journée de chaleur accablante et de soleil.
Le principal attrait de cette dernière journée, était au Musée Saint-Etienne.