LE VIN D'HONNEUR
Dans la grande salle du premier èlaw de l'Hôtel de Ville, un vin d'honneur est servi, auquel prennent part les nofaliilités que nous avons citées, et le Comité du Vieux Hou /leur, représenlé par MM. Boudin, piésident ; de Ville d'Avray, vice-président; Le Cleic, secrétaire général ; Francis Wari-ain, archivisle ; Hincelin, trésorier: Aumont, docteur Dinol, A. Houel, Piaggi, Albert- Emile Sorel, membres.
M. Blancliet, maire de Honlleur, porte le toast suivant :
« Monsieur le Ministre,
« Il y a quelques instants, j'avais l'honneur et le plaisir de vous souhaiter « la bienvenue; permettez-moi de vous dire encore quelques paroles.
« Votre présence parmi nous. Monsieur le Ministre, nous prouve, d'une « façon évidente, que vous ne nous ave/, pas oubliés; ((uant à nous, le souvenir « de votre première visite est inellaçable.
« Je tiens à lappeler que vous-même, Monsieur le Minisire, vous avez bien « voulu le uiar((uer d'une façon particulière en donnant, au Canada, le nom de « lldutleur à l'une do vos villes. Nous avons adressé tous nos remerciements i( et exprimé noti'e j;raliludo d'avoir hien^voulu établir ce lien inipéiissable « entre nous et nos IVéres du Canada ;je suis lieureux d'avoii' à vous témoigner « de nouveau notie reconnaissance de vive voi\, aujourd'hui.
« Notre ville a eu l'occasion dernièrement de prouver qu'elle pensait toujours « à vous. Lors(iu'il s'est agi de donner un nom à une nouvelle partie de noire « territûii'e, le Conseil municipal, à l'iuianimilé, lui a donné le nom de « Canada. >)
« Je termine en vous disant combien nous sommes heureux des relations « commerciales amicales et qui nous unissent avec nos frères et tout le Canada, « les(iuelles, j'en ai la certitude, se maintiendront toujours et ne feront (jue « grandir, s'il est possible.
« Kn mon nom, au nom de noire population honlleuraise, si honorée de « votre visite, je lève mon verje, mousieui- le ministre, à voire santé. »
M. Turgeon répond en ces termes :
« Monsieur le Maire, Messieurs, mes chers cousins normands,
« Je ne sais comment exprimer réinotinu palriolii|ue que j'i'piouve à me ft retrouver, après sept années d'absence, dans la ville de llonlleur. Vos « paroles de bienvemie m'ont été très agréables, mais je n'eu ai pas été « surpris. Cai- j'ai appris à connaître et à apprécier votre courtoisie et votre « solide amitié.
« En 1898, je vous disais que je reviendrais parmi vous; car de même que « lemaliométan ne veut pas mourir sans voir, au moins une fois I.a Mectpie, « de même nous. Canadiens français, nous tenons à revoir ces côtes normandes « et bretonnes qui sollicitent nos âmes.
« J'aime d'un égal amour les deux belles villes de Saint-Malo et de Honfleur ; « si l'une a donné le joui' au découvreur de ma patrie, l'autre a vu partir le « fondateur de Quéljec.
« Je suis donc le pèlerin idéal, cai' j'ai parcouru le cycle des joies palrio- « tiques:après la ville de Jacques Cartier, je viens visiter la ville de Chami)lain.
« Soyez certains, Messieurs, que je garderai d(! ce voy.ige le plus dmableet « plus inoubliable souvenir. «
Cette itnprovisalion dilc d'une voix vibrante, avec une conviction intense est accueillie par de chaleureux applaudissemenis.
M. Boudin prend ensuite la paiole, au nom du Vicii.r llonlleur ; \ti comité aurait souhaité voir M™» Turgeon accompagner le ministie; il regrette vivement qu'une légère indisposition ait privé les FJnidleurais de ce plaisir-.
M. Boudin lève son veiK! en l'Iiouneur de M. et iM""= Turgeon.
M. Ballif, ailriiinisIralciH de la marine, au nom de la Société, dont il est le président, dit ccunbicn il i^sl heureux d'associer les marins à la fête organisée en souvenir de Saunud de; (jhanqilain.
La réceplion Icrminée, M. Turgeon et les membres du Virux Hon/leur, se rendent au musée SaiuL-l'Uieiine.