‹ Champlain célébré par les Normands et les CanadiensChapitre 3 sur 45 · A ,HONFLEUR · texte numérisé non relu

A ,HONFLEUR

0W5 Honfleur la foule grossissait sans cesse et se massait sur le cours de la (^^ République. De temps à autre, un coup de fusil retentissait et les agents se précipitaient pour faire ranger le public.

Au loin les fanfares résonnent. La Ralli/c Rouennaise va se poster au bas de la côte pour sonner et avertir de l'arrivée du ministre.

Tour à tour défilent et prennent place sur le cours, les sociétés musicales : La Philharmonique &\.VUnion des rrarnî/Zeurs de Honfleur, L'Harmonie, de Lisieu.v, La FraterneUe, de Beuzeville, les Enfants de la Risle, de Pont- Audemer, la Fanfare de Monlivilliers, les sociétés de gymnastique Patrt'e et Union Hon/leuraise. la Société de Mai'ins de Hondeur et de Berville.

Les autorités de la ville qu'escortent la Compagnie des Sapeurs-Pompiers en armes, les Comités du Vieux Honfleur et de l'Union Commerciale, les l'eprésentants de la Chambre de Commerce, ainsi que les délégalions des diverses Sociétés locales, viennent se grouper au rond point du cours.

Vers trois heures et demie, des cris parlent de tous côtes :

Le voilà ! le voilà !

l^n etlel, au haut de la côte, ap|)aiMil un landau lancé à toute alluie; MM. Gervais, maire de Saint-Galien et Léon Le Clerc, secrétaire du Vieux Hon/leur accompagnent le Ministre.

Les cors de cliasse sonnent un hallali joyeux, ensuite les fanfares jouent la Marseillaise et la Canadienne.

La voiture s'arrête et l'honorable Adéiard Turgeon met pied à terre au milieu des acclamations de la fouie. Très cordialement il serre la main à M. Blanchet, maire de Honlleur, qui s'est avancé vers lui et (pii lui souhaite la bienvenue en ces termes :

« Monsieur le Ministre, « En mon nom et au nom des habitants de Honlleur, j'ai l'honneur et le « plaisir de vous .souhaiter la bienvenue.

(( Je ne sais comment vous exprimer, monsieur le ministre, combien nous

« sommes heureux de votre nouvelle visite. C'est un lémoinnage de votre part « qui nous est très sensible, et qui indique que vous vous souvenez de l'accueil « qui vous a été lait loi-s de votre dernier voyage. Cet accueil ser.i aussi chaleu- « reux aujoui'd'liui, soyo/.-en pci'.siiadc, car nq^is aussi, nous nous souvenons de i< vous, nous avons appiis à vous counaîlre, et votre présence parmi nous, « nous est parlicidièrement syuip:itliii[ur. »

M. Turjjeon tlit qu'il est très sensible à l'accueil (jui lui usl tait et qu'il éprouve une grande joie de revoir Honlleur.

M. Ernest Flandin, député, salue le ministre au nom de l'ariondissement de Pont-l'Evéque.

Parmi les personnes présentes, à cette réception, nous citerons ; MM. Albert Sorel, de l'Académie française, président d'honneur du Vieu.t; Honjlcur ; Baudry, conseiller d'arrondissement ; Axel Ullern, président de la Chambre de Commerce; Ballif, administrateur delà marine; Charlesson, consul britannique; Boudin, président el le vicomte de Ville d'Avray, vice-président du Vieux Honlleur; Debleds, président et Sescau, vice-président de l'Union Commerciale ; le colonel Lachèvre ; le commandant Lavau, Yan Nibor, le poète des matelots; les membres du Conseil municipal et ceux des délégations citées plus haut.

Le cortège se forme ensuite pour se diriger par les lucs de la llépubliquc, du Dauphin et le quai de la Ijeutcnauce, vers l'Hôtel de Ville.

L'aspect do C(; défilé est vraiment grandiose el pilloresipie. 'l'ouïes les sociétés honlleuraises sont là avec leurs banniéics et Kmms insignes. On applaudit au passage de la Société de Notre-Dame do Cràce, formée de tous les marins, mousses et moussaillons, c<inime dirait Vaii Niliur, de llontl(;ni'. Sur des

civières richement ornées, ils portent des barques minuscules pavoisées depuis le luiiit des mfds jiis(pi';ni pont, des bricks, (r.intiques caravelles soigneusement conservées p:ii' le musée Suinl-Etienne, elc.

Les fanfares jouent tour à tmii-, l.i Murrlio des dars ]\'orin(mdK, la Canadienne el le Drdjicmi de CitrUlon ; au passaj^e du niinislre, le canon tonne sur le quai Saint-Ktienne, les chapeaux s'ajj^itoul. On sent, autour de soi, une atmosphère de chaude sympathie.

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