‹ Champlain [microforme]Chapitre 2 sur 4 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

“A Yà mn 1 \ ant 7 D ( | f ; JU LE De

ji us …

lui . 1. : . :

Ü Dar AIN

Un

AL | Lol il n | nn

à ADDENDA (V. p. 10) BROUAGE, LIEU DE NAISSANCE DE CHAMPLAIN

Lorsque je visitai Brouage au mois de juillet 1867, je fus frappé de l’air de décadence et d'abandon de cette place, si animée au temps de Champlain. J'avais pris une voiture de louage à Marennes pour me rendre par Brouage à Royan, où je devais prendre le vapeur pour Bordeaux. La route passe à travers un pays plat et monotone ; elle est bordée çà et là de marais salants, d’où s'exhalent d'âcres senteurs. Après trois heures environ de marche, j'aperçus à l'horizon un petit bourg entouré d’une ceinture de murailles assez basses, eouronnées de quelques bouquets d'arbres : c'était Brouage, Dans le filet d’eau, presque desséché, qui longe l'enceinte de la ville, on ne voyait, pour tout signe de commerce, qu’une pauvre petite goélette échouée sur le sable. La voiture roula quelques instants dans une rue silencieuse, presque déserte, et s'arrêta devant une porte où stationnaient trois ou quatre gendarmes qui causaient d'un air ennuyé.

Brouage, me dirent-ils, est de plus en plus abandonné de ses habitants, à cause des salines qui l'environnent et qui en rendent l'atmosphère insalubre,

Page 1