‹ Champlain [microforme]Chapitre 3 sur 4 · ADDENDA · texte numérisé non relu

ADDENDA

mn mt et pement he rrimettenteerreténentintteetietrrer ie

Après avoir jeté un coup d'œil dans quelques-unes des rues, qui me parurent avoir toutes le même air de vétusté et de solitude, je continuai ma route vers Royan, dont l'aspect me sembla si gai et si coquet que j'en fus jaloux pour le lieu natal de Champlain.

(V. p. 16) LE TOMBEAU DU COMMANDEUR DE CHASTE

Ce monument funéraire, dont j'ai fait un dessin aujourd'hui à l’'Université-Laval, m'a été indiqué pendant le séjour que j'ai fait à Dieppe en 1867, pour y copier le Voyage de Champlain aux Indes Occidentales, alors en la possession de M. Feret, ancien maire de Dieppe. M. Feret me dit que le corps du commandeur de Chaste avait été exhumé, peu d'années auparavant, des ruines de l’église des Minimes, à Dieppe, et transporté dans celle de Saint-Rémi. Le squelette fut trouvé si bien conservé dans le cercueil de plomb qui le renfermait,— lequel avait été ouvert dans toute sa longueur, — que M. Feret eut la curiosité d'en faire peindre un dessin à l'aquarelle. J'ai fait faire une copie de ce dessin, également

à l’aquarelle, et j'en ai fait don à l'Université.

(V. p. 58) ADDITION A LA NOTE SUR LE TOMBEAU DU COMMANDEUR DE CHASTE

Je viens de parler de la copie du Voyage de Champlain aux Indes Occidentales, C'est d'après cette copie qu'a été imprimé ce Voyage dans l'édition des Œuvres de Champlain, publiée par M. Laverdière, Afin d'être parfaitement sûr de l'exactitude de cette copie, j'avais eu le soin de la faire tout entière de ma propre main, et ligne pour ligne. J'avais également entrepris de copier les 62 aquarelles qui accompagnent le manuserit ; mais ma vue, extrêmement fatiguée, s'y refusa, et je dus renoncer à ce travail. M. Feret eut alors l’obligeance de me permettre d’emporter l'original à Paris, où j'ai fait copier les aquarelles par M. Tavril, excellent peintre attaché à la Bibliothèque Nationale, qui me fut indiqué par M. Claude, conservateur à la section des manuscrits, et par M. Cortambert, conservateur à la section de géographie, plus tard président de la Société de Géographie de Paris.

Comme le manuserit de M. Feret était en très mauvais état, et à peine couvert d’un vieux morceau de parchemin, j'en pris occasion pour le faire relier magnifiquement en maroquin azur, par M. Bradel, relieur attaché à la Bibliothèque Nationale qui y mit tout son art, Je refis ensuite le voyage de Paris à Dieppe pour aller porter moi-même à M. Feret son précieux document. Le bon vieillard fut très touché de cette attention ; il ne reconnut pas tout d’abord son manuscrit sous le nouveau et riche vêtement qui l'enve-

loppait.

Page 1