‹ Champmeslé, comédie en 1 acte et en versChapitre 16 sur 26 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

JEAN-PIERRE» CHAMPMESLÉ. jea:«-pierri ; H entrouvre la porte avec précaution, et il tient un métiaUhn,

PerfODoe 1

Il aperçoit Champmesl#.

Ici, inoniieur, laCbampineslé denïcurc?

CHAHPHR-SLé. brui^umcnf.

Oui. .

J1.4JÏ-PIFRR1, noivemenf.

Ne pourTiiH® P** P"*®*" * l'heure?

Je fui# prewé, monfieur.

Ei que désirex-vous ?

jlAR'PitRRE» avec hétitation.

Lui remellre... Monsieur, seriex-Tou# son époux ?

r.HAMPMESLé, d pari.

Qu‘cfl-ce que cela?

Haut.

Non.

sian-pierrb.

J’aurais craint la méprise.

Le bourgeois m'a dit : Jean» ne fais pat de sottise; Il s’agit de remettre à la dame, en secret,

Un bijou que voici ; va vite et sois discret.

CHAMPMESLÉ, d pOrf.

Comment 1 ce médaillon, celui qu’elle dérobe Avec précaution dans les plis de sa robe.

Où mon portrait...

lEAü-PiEHRE, ovee une effution comique.

Monsieur, le fait est singulier; il serait curieux vraimenlà publier ;

Le monde en général aime les tours qu'on joue A ces pauvres maris. Pour ma part, je l’avoue,

Je n’ai rien entendu qui m’ait plus diverti;

Vous en ririex.

CHAMPMESLÉ, à part.

Quel froid mon cœur a ressenti !

T&chons de lui cacher la frayeur qu'il me cause. SBAM-piERRE, oprés ovotV regardé autour de lui. Monsieur, j'ai le désir de vous conter la chose.

Vous me faites l'effet d’un galant homme; eh bien! Sachet doue.. . mais jurez que vous n’en direz rien. ■ cuAMPMESi.É, d pari.

Que va-.tril m’apprendre?

JEAR-PIEARS, te livrant de plus en plus.

Ah ! pour la cour et la ville On pourrait là-des.sus faire un bon vaudeville. Apprenez donc, monsieur, que dans ce médaillon Le mari le premier vil inscrire son nom Sous son portrait. C’était bien juste ; le cher

[homme!

Il Rit remplacé par... Par qui donc? .. Ou le • [nomme

Le marquis de... Qu’Importe? Enfin, dit le patron, La Champmeslé changea de figure et de nom .

Tant qu'elle doit, ayant ce goût pour la peinturer Posséder un musée au moins en miniature.

Que dit-il ? O mon Dieu!...

lEAN-PiERRE, en te frottant les mains.

Voici le dernier trait :

Le grand monsieur Racine y va voir son portrait; Car son tour est venu. Ce.médaillon unique Représente en petit la lanterne magique!

Poêles et marquis y passent.. . Pauvre époux I C’est très-réjouissant ; vous n'en riex pas, vous ?

CHAMPMESLÉ, ovec effort.

Le conte est fort plaisant.

jba;<-pibrre.

Mais ce n’est pas un conte ; Ces portraits, le patron les monte elles démonte Silence à tout jamais! il perdrait son emploi,

Qui l'occupe beaucoup, un emploi d’or, ma foi. Carde laCbampmesIé la bourse aisément s’ouvre. Comme le cœur. • .

Il riL

Oh \ mais il faut que j’aille au Louvre.

La cour, chex le patron, se fournil de bijoux.

Si j’osais vous prier, si j’étais sûr de vous. . . Puisque dans la maison je ne trouve personne. J’aurais bien voulu voir pourtant la jeune bonne; lin air des plus piquants et qui me revient fort, Des yeux brillants et vifs à ranimer un mort ! Maisl’amourse soumetquandle devoir ordonne... Ce médaillon....

CHAMPMESLÉ, avtc impatience.

Donnes!.

iEA?(-PlBRRS.

Pour que je vous le donne, 11 faut bien m’assnrer de le remettre.

Oui.

A part.

Comment 1 Racine éiail dangereux aossi, lut t

Page 1