‹ Champmeslé, comédie en 1 acte et en versChapitre 2 sur 26 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

CHAMP.MESLÉ, MAKIK. ■ dampmeslé est a«sis à droite, il lit ; Marie, assise i gauche, est occupée k broder une fleur.

ClIAMPMISld.

I n'etl bruit que des vers oîi le bon La Fontaine Dans tel eontes charmants vous traite en sou-

[veraine*.

II TOUS a dédié aoo diable Belphégor.

Marie, un pareil don vaut mitui que le trésor Des princes et des grands 1 Vous devex être liére ! Tous nos auteurs fameui ne cherchent qu’à vous

[plaire.

La Fontaine et Roileaii, l'un de l’autre jaloux.

Vous chantent à l’envi... Racine écrit pour vous ! La Cbampmeslé vivra chex la race future.

Tandis que je ne sais si j'j ferai figure,

Quoique franc comédien, déplus homme d'esprit. Auteur atsex goûté de maint piquant écrit.

Nota. — Nous crovont dovotr avertir mcasseurs les directeurs do province que le rôle de Champmesld, joué avec tant de auccèa par M. Loois Munaosa , acteur d'une grande souplesse de moyens , sort de son emploi ordinaire ; nous laissons donc la distribution de ce rêle à leur sagacité. Mémo avertissement pour le rôlede la r.bampmejdé. rempli avec beaucoup de charme par M*'* Berthaull, bien que pris en dehors de son répertoire habituels L’auteur profite de l’occa* tion do eeUo note pour adresser ses remerrtmenis aux autres acteurs MM. ney. Sainte-Marie, Roussel, et à M"* Laureoce, qui ont contribué au succès de sa piioa

MA(;aSIN TMfiATUAl..

r.ependant à la mienne associant sa muse.

De ma gatlé parfois La Fontaine s'amuse;

Le Florentin toujours du public est goûté.

Le Veau perdu... Ce conte est par nous médité...

H montre le livre qu*il a posé sur une table. Combien j'aimerais mirui, s il faut que je te die, Être mis de moitié, non dans la comédie,

Riais dans la fable!... Alors, déliant le trépas.

Je serais immortel...

A part.

Elle n'écoule pas!..*

Qu’a-l-elledoncf

Haut.

Hier, vous nvei. je l'avoue.

Permettes qu'à son tour votre mari vous loue. Joué Phèdre à ravir... J'ai vu Ln Desoeillets Vous admirer, rivale aus regards inquiets.

Votre air est si touchant, votre voix douloureuse Rend si bien les transports de la pauvre amou •

[reuse !...

Ainsi que le public séduit rt transporté.

En applaudissements j'ai moi même éclaté.

Racine à ses beaux vers trouvent de nouveaux

[charmes.

De ses yeux attendris laissait couler des larmes. Sans doute il est venu vous faire coniplimeiii Ce jpMhriV.

iivniK dixtraiie.

aiAMPMKSLK.

Elle a décidément

L'esprit ailleurs.

SCF-.NK II.

Liu MfiHKS. CI.AUDI.NK

r.I.»(JOINF.. j

Mn-lame ! ^

Elle s'arréle.

CIIAMPMESLÉ.

Eh bien, quoi donc, Claudine ? , MAi\iE, à par/, en te levant.

Quelque chose pour moi, je le vois à sa mine. CHAMPUmé.

Parle! Quelle nouvelle? Est-ce donc un secret? CLAUDINE, embarrattée.

Non...MonsieurLa Fontaine, liicertainel distrait.

Se promène au soleil depuis plus d'un quart

[d’héurc ..

11 a passé trois fois devant notre demeure,

Sans s'en douter...

ciiAUPME.SLÉ, se levant

Je cours au devant de ses pas.

Il pourrait s'en aller, souvent il n'entre p^s.

Quand la muse avec lui s'est mise du voyage, I Ils vont loin tous les deux.

Il «ort. !

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