‹ Champmesle: comédie en un acte et en versChapitre 26 sur 26 · LES MÊMES, CLAUDINE, JEAN-PIERRE · texte numérisé non relu

LES MÊMES, CLAUDINE, JEAN-PIERRE

JEAN-PIERRE

Claudine, j'entrerai ; la chose est assez grave.

CHAMPMESLÉ, apercevant Jean-Pierre.

C'est ce garçon! Encore une nouvelle entrave!

JEAN-PIERRE, has à Claudine.

Le patron m'a grondé.

Apercevant Champmeslé Mon homme, le voilà !

MARIE, à part.

Il a le médaillon.

CLAUDINE, has, à Jean-Pierre.

C'est l'époux.

JEAN-PIERRE, avec étonnement.

Celui-là!

CLAUDINE, bas.

Tais-toi.

Elle passe devant lui et va se mettre à gauche de sa maîtresse. Jean-Pierre fait un pas du côté de Marie. MARIE, &as, à Jean-Pierre.

Tais-toi.

Jean-Pierre se recule avec étonnement.

c HAMPMESLÉ, en donnant un coup de coude à Jean-Pierre.

Tais-toi.

Haut à Claudine.

Qu'est-ce donc?

CLAUDINE, vivement.

Ce n'est rien ! Ce garçon, dont l'amour en ce moment s'explique. Me voyant des bijoux pour monter sa boutique.

Elle montre ses bagues.

Croit devoir demander votre consentement Pour notre mariage.

JEAN-PIERRE, de plus en plus étonné.

Ah! bah!

Eh! quoi! Vraiment!

Tu penses à l'hymen ?

A part.

Heureuse est la ressource.

Haut.

J'y consens.

CLAUDINE, avec intention.

Pas de dot?

Tiens, prends toujours ma bourse.

Jean-Pierre intercepte la bourse au passage et la porte à Claudine.

* La Fontaine, Champmeslé (Claudine, Jean-Piene dans le fond], Marie.

MAGASIN THÉÂTRAL

MARIE, à part.

Claudine, par bonheur, me tire d'embarras !

CHAMPMhSLÉ, bas à Marie.

Je veux la marier, donc je ne l'aime pas.

JEAN-PIERRE, bas à Claudine.

J'accepte tes bijoux pour monter ma boutique : Mais pas de médaillon, de lanterne magique.

CHAMPMESLÉ, à part.

De sa coquetterie, hélas I trop convaincu,

J'ai beau lutter, je crains un jour d'être vaincu.

MARIE, à part.

Un mystère est là, oui, je ne me rends pas compte De cet éloignement de Racine et du comte !

CHAMPMESLÉ, à La Fontaine assis.

V^ous voilà maintenant honteux et confondu...

LA FONTAINE, Sortant de sa rêverie.

Je songe au dénoùment de notre Veau perdu.

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