GUARDER
GUÈNES
Grief (en une syllabe. — Lat. gravem , dont la forme savante est grave), adj. : pénible, dur, terrible. — Cet adjectif tombe en désuétude, nuis il nous reste le subst. grief et l'adv. grièvement. 11 faut remarquer que dans l'ancienne langue et jusqu’à Malherbe, grief n’avait qu’une seule syllabe. Malherbe : « Non qu’il ne me soit grief que la terre possède Ce qui me fut si cher ».
Griés, cas sujet sing. et rég. plur.
de grief.
Gros (lat. grossum ), adj. — « Gros »
pris substantivement = le pavillon d’un cor.
Grossaille. Nom d’un roi païen que Turpin a tué en Danemark et dont il a pris le destrier. C’est sur l’ancien cheval de Grossaille, longuement décrit vers 1651 et suivants, que Turpin combat à Roncevaux.
Guaignon. Nom du destrier de Mrsile.
Guaitier (puis guetter. — Origine germanique), verbe : veiller (une personne endormie ou un mort).
Gualt (origine germanique, allem. :
wald), s. m. : bois.
Guaitier (origine germanique) : Gautier. II y a dans la Chanson de Roland un comte Gautier del’JHum, qui a vaincu jadis Maelgüt. Il est neveu du vieux Drouon. Vassal de Roland, il se joint à lui pour l’arrière-garde, et il est chargé d’occuper les hauteurs avec mille hommes. Il est attaqué par Almaris, roi de Belferne. Tous ses hommes sont tués, et lui-même, gravement blessé, redescend vers Roland ; il continue à combattre, mais il est bientôt tué à son tour.
Guarant (origine germanique), s. m.
« Avoir guarant », c’est avoir un défenseur, être protégé, sauvé. — « Etre garant à quelqu’un », c’est le protéger. — « Etre garant de quelque chose », c’est la garantir. Cette locution est encore française.
Guarantir (formé sur guarant), verbe:
PROTÉGER OU ETRE PROTEGE. — Gliérir (Vov.
Guarir ) avait aussi les deux sens et les a conservés). — « Garautirson jugement », c’est soutenir son avis.
Guarantison (formé sur guarantir), s. f. : protection. — « Avoir garantisou de quelque chose », c’est pouvoir s'en préserver.
Guarde (subst. verbal de guarder ), s. f. : action de prendre garde.
Guarder (origine germanique, allem.
actuel : warten). Conformément aux règles de l’ancienne conjugaison, ce verbe
ne prend pas à'e muet au sing. du subj. présent, et il a conservé cette particularité jusqu’au xvne siècle dans Ja formule Dieu vous gardl La Fontaine : « Dieu nous gard de plus grand fortune ! » — Garder, et aussi regarder. — On trouve « se garder » dans le sens de se préserver , suivi de la conjonction que. — « Garder que » ou « garder » avec ellipse de que = prendre garde que, faire en sorte que.
Guaresis. De guarir.
Guarèt (lat. vervactum ), s. ni. :