DÉSHONNEUR
Hore (lat. horam ), s. f. : heure. — « D'heures en ou à autres » est une locu tion qui équivaut aux locutions actuelles : « de temps en temps », « de temps à autre », et qui a le même sens, car il ne faut pas croire que l’intervalle ainsi marqué soit d’une heure. — « A tel heure » = à ce moment.
Hostel (lat. hospitalem), s. m. : hôtel, avec le sens général d 'habitation.
Hosteler (formé sur hostel = hôtel) verbe : installer.
Hu (est formé sur huer , à moins que ce ne soit l’inverse, auquel cas hu serait une onomatopée), s. m. : huée.
Hui (lat. hodie ), adv. : aujourd’hui.
— « Hui ce jour », voy. Jorn. — « Hui matin » = ce matin.
Huidme (lat. *octimum, par imitation de septimum et de decimum), adj. : huitième.
Humle (lat. humilem , fr. : humle, humble), adj. et adv. : humble ; humblement ; avec affection.
I (lat. ibi), adv. : y. Cet adverbe entre dans le gallicisme « il y a », que l’on trouve dans la Chanson de Roland avec ellipse du pronom neutre sujet : « i at », au prétérit « i out ». Cette locution est toujours suivie du cas régime. Au vers 26, « prod’home i out » parait signifier il y avait [en lui) un homme sage. Au lieu de « il y a », l’ancienne langue disait aussi « y est » : « Un païen y est » = il y a un païen. On trouve aussi « ço i at » dans le sens de il y a. « N’i a celui », voyez Celui. — /est souvent explétif. Il l’est encore dans « il y a ». — Cet adverbe est
souvent placé autrement que de nos jours : « Vint i ses niés » = son neveu y vint. — / peut être employé au lieu de lui ; le langage populaire a conservé cet emploi.
Icel (ou cel, lat. eccillum ), adj. ou pron. démonst. : ce (masc.) ou cet, celui, celuici ou celui-la. Une autre forme du même pronom était icelui, celui. Le cas sujet sing. ou plur. est icil ou cil , le cas régime plur. : icels , ou cels devenu ceux. Le fém. sing. est icéle (puis icelle) ou cèle (puis celle), et le fém. plur. : icéles (puis icelles) ou cèles (puis celles). Quand ce
ITANT
ICO
prou, démonst. a le sens de « celui , celle , ceux , celles », il peut être séparé du pr. rel. dont il est l’antécédent : « Cil sont montét qui le message firent ». — Souvent cel , comme adj., a une valeur démonstrative très affaiblie, et équivaut à l’article.
Icéle (ou cèle), fém. de icel: cette,
CELLE, CELLE-CI OU CELLE-LA. Voy. Icel.
Icêles (ou cèles), fém. plur. de icel:
CES (fém.), CELLES, CELLES-CI OU CELLES-LA.
Voy. Icel.
Icels (ou cels), cas régime plur. de icel : ces (masc.), ceux, ceux-ci ou ceuxlà. Voy. Icel.
Icest (ou cest, lat. eccistum), adj. ou pron. démonst. : ce (masc.), cet, celui, celui-ci ou celui-là. — Le cas sujet sing. ou plur. est icist ou cist, le cas régime plur. est icez ou cez. Le fém. sing. est iceste ou ceste, et le fém. plur. (identique au cas régime du masc. plur.) : icez ou cez. — Souvent « cest », comme adj., a une valeur démonstrative très affaiblie, et équivaut à l’article.
Iceste (ou ceste), fém. deicest: cette,
CELLE, CELLE-CI OU CELLE-LA. Voy. Icest.
Icez (ou cez), cas régime plur. masc., ou cas unique plur. fém. de icest : ces,