ONQUES
tissement, oreille (ne se trouve avec ce dernier sens que dans un passage que je corrige).
Odir (lats audire, fr. odir, oïr , ouïr). Indic. prés. : foi, il ot , nos odons , vos odez , il odent. Prétérit. : j’odi , il odit, il odirent. Futur : j'odrai. Subi. prés. : que vos oiiez. Imparf. que j’oaisse. — Ouïr, extendre, apprendre, entendre dire. — « Odir orgoeil», c’est entendre des paroles d'orgueil.
Odon (origine germanique). Nom du seigneur des Bretons, qui composent la sixième échelle de l’armée de Charlemagne dans la bataille contre Baligant.
Odon confie le commandement de ses Bretons à Nivelon, à Thibaut de Reims et à O thon.
Oeil (lat. oculum , oculi ), s. m., cas rég. sing. ou cas sujet plur. : oeil, yeux.
— Le cas sujet sing. et rég. plur. est oelz.
Oelz. Cas sujet sing. ou rég. plur. de oeil = oeil.
Oes (lat. opus. Le vieux mot oes est donc de la même famille que œuvre , ouvrage), s. m. : besoin. — « Ad oes », suivi d'un substantif au cas régime, équivaut à pour (littéralement au besoin de).
Ogier (origine germanique) : Ogier le Danois, un des personnages les plus célèbres de notre vieille littérature épique. Lorsqu’on commença à graver des jeux de cartes, on donna à l’un des valets le nom d’ Ogier, qu’il a conservé.
Ogier assiste au conseil de Charlemagne. Il est désigné par Ganelon pour commander l’avant-garde. Dans la bataille contre Baligant, il est placé à la tète de la troisième échelle, composée de Bavarois, et il se conduit vaillamment. Il tue Amboire, le porte-enseigne de Baligant.
C'est lui qui règle les conditions du duel judiciaire entre Thierri et le champion de Ganelon, et il assiste au duel.
Oi. De odir ou de aveir.
Oiiez. Yoy. Odir.
Oïl (composé de o dérivé de hoc latin, et du prou, pers.), adv. : oui. A l’origine l’adverbe affirmatif était o. On faisait suivre o d’un pronom représentant le nom sujet du verbe de la question :
« Etes-vous bien? — O je », « Est-il venu?
— O il » Mais bientôt « O il » n’a formé qu’un seul mot, qui s’est employé dans toutes les réponses, et c’est de là” que dérive notre adverbe oui.
Oissor (lat. uxorem ), s. f. : épouse.
Olifant (lat. elephantum , dont la forme savante est éléphant ), s. m. :
ivoire, cor d’ivoire. L’olifant de Roland
est confié par Charlemagne à Guineman dans la bataille contre Baligant. A son retour en France, l’empereur le dépose sur l’autel, de Saint-Séverin à Bordeaux.
— « Un siège d’un olifant », c’est un ■siège d’ivoire.
Olive (lat. oliva), s. f. : olivier. Ce mot désignait dans l’ancienne langue aussi bien l’arbre que le fruit. Mme de Sévigné écrit encore : « un rameau d’olive », et André Chénier parle de rochers « que l’olive épaisse entoure de son ombre ». Enfin nous avons conservé la locution « jardin des Olives, » qui signifi e jardin des Oliviers. — Au vers 366, le singulier est collectif : « soz une olive halte » = sous de hauts oliviers.
Olivier (origine germanique). Nom de l’un des douze pairs, ami de Roland. Sur l’origine de cette amitié, voy. p. 61. Le comte Olivier est fils de Renier de Gênes. Il assiste à l’arrivée de Blanchandrin, puis au conseil tenu par Charlemagne. Il s'offre pour aller en ambassade près de Marsile. A Roncevaux il tue, entre autres païens, Falsaron, frère du roi Marsile, Malsaron, Turgin, Estorgos, Justin de Val-ferrée, Climborin, Alphaïen, Escababi, et le calife qui vient de le blesser à mort. D’après le Galien, roman de chevalerie en prose, Galien, fils d’Olivier, arrive sur le champ de bataille de Roncevaux au moment ou son père rend le dernier soupir. Rien de semblable dans la Chanson de Roland.
Pour les autres détails de l’histoire d'Olivier, voy. l’analyse qui accompagne le texte.
Oltrage (formé sur oltre — outré), s. m. : propos outré.
Oltre (lat. ultra), prépos., adv. et interj. : outre, au delà de, loin d’ici!
— « Mettre outre quelque chose à quelqu’un », c'est le transpercer.
Oltremarin (formé sur oltre mer), adj. : d’outre-mkr.
Omnipotente (lat. oninipotentem.
— Mot savant que nous avons conservé en supprimant l’e final au masc.), adj. :