‹ Chanson de RolandChapitre 177 sur 197 · Sis, pour si les ou si se · texte numérisé non relu

Sis, pour si les ou si se

Sist. De sedeir.

Siste (lat. sexta ), adj. : sixième.

Siut. De sivre.

Sivre (lat. *sequere). Part, passé :

s eut. Jndic. prés. : il siut. — Suivre. — « Sivre après », même sens (nous disons de même courir après).

Sizre (écrit Siser dans le ms.) : Cize, en Navarre. C’est le nom des défilés que traverse Charlemagne pour rentrer en France.

Soavét (formé sur un diminutif de suavem, qui a lui-même donné soéf. Vov.

ce mot), adv. : doucement.

Socorance (formé sur socorre, comme souffrance sur souffrir ), s. f. : secours. — « Avoir secourance », c’est être secouru.

Socorez. De socorre.

Socorre (lat. suceur rere , composé de currere , qui a donné corre ), verbe : secourir. Voy. Corre pour la conjugaison.

Socors (lat. suceur sum , se rattache à succurrere qui a donné socorre puis secourir ), s. m. : secours. — « Etre à secours à quelqu’un », c’est le secourir , comme nous disons « être à charge à... ».

Soduisant, part. prés, de soduire (= sédivre , lat. subducere) : perfide.

Soë (lat. sua), adj. poss., remplacé plus tard par sienne qui est formé sur le masculin sien. « La soë », = la sienne. Comme tous les adj. poss. de l’ancienne langue, soë peut être employé avec l’article sans cesser d’être adjectif : « La soë feit » = sa foi. — « Soë », sans article, peut aussi être employé au lieu de sa.

Soéf (lat. suavem, dont la forme sa vante est suave), adj. et adv. : doux, doucement. — « Soéf tenir », voy. Tenir.

Soefret. De sofrir.

Soelt. De soleir.

Soen (en une syllabe. — Lat. suum), adj. poss., qui a été remplacé par sien , créé par analogie avec mien. — sien.

Comme tous les adj. poss. de l’ancienne langue, soen peut être employé avec l’article sans cesser d’être adjectif : « Le soen Deu » = son Dieu.

Soer, cas sujet de soror. Se trouve une fois employé comme régime. Mais il y a peut-être une faute dans le manuscrit.

Sofraite (part, passé fém. de sofroindre. Voy. Craindre ), s. f. : souffrance, privation. — « Avoir sofraite de », c’est être privé de.

Sofrir (lat. *sufferire). Indic. prés. : il soefret. — Souffrir, endurer.

Soing (origine germanique), s. m. :

soin. — « N’avoir soin d’une chose », c’est n'en avoir souci, la mépriser.

Sojorn (puis sojor, séjour. Subst.

verbal de soj orner , formé sur diurnum.

(— jorn) avec le préfixe sub et le suffixe de la première conjugaison), s. m. : séjour. — « Prendre séjour » = s'arrêter.

Sol (lat. solum, fr. sol , seul), adj. : seul ; adv. : seulement.

Soldedier (lat .*solidatarium), s. m. :

soldat a gage. Ce mot est de même racine que « soldat. », qui nous vient de l’italien. Appartiennent à la même famille les mots populaires ou savants sou , soudoyer , solde , solide. Un « sou » est une pièce solide. On voit que l’idée qui domine toute cette famille de mots est celle de « pièce de monnaie qui sert à payer ».

Soleir (lat. solere, fr. : soleir ", soloir, souloir), verbe à radical variable : soel. tonique, sol... atone. Il se conjuguerait comme vouloir, s’il vivait encore. — Avoir coutume de. Tout le monde connaît ces vers de La Fontaine : « Deux parts en

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