SE RALLIER
Aler (d’après M. G. Paris, de *addare pour addere , dans le sens de « addere gradum». Addare a pu devenir andare, comme reddere est devenu rendre.
La chute du d de andare n’est pas extraordinaire, car dans plusieurs formes du verbe prendre , nd s’est réduit à n {prenons). Enfin n et l peuvent permu ter ( libellum a donné niveau , orphani num : orphelin , etc). Cette étymologie paraît très compliquée, mais elle est la seule qui rende compte des formes de ce verbe dans les différentes langues romanes). Subjonctif présent : que j’alge , que tu alges , qu’il alget ou ait, que nos algions, que vos algiez, qu’il algent.
— La Ch. de Roland dit « en ailer »
dans le sens où nous disons s’en aller.
ALOSÉT — 156 — AMER
— « Aller un arpent » c’est parcourir un arpent. — « Aller » peut être employé là où nous mettrions venir. Ainsi Marsile, qui est à Sarragosse, demande par lettre à Baligant « qu’il aille le secourir à Sarragosse. » — « S’en aller venir à quelqu’un », c’est venir à lui. — * Aller « suivi du gérondif devient un véritable auxiliaire : « il va s’arrêtant » = il s’arrête. Dans ces locutions on peut trouver »< en aller » au lieu de « aller ». Voy. vers 2463 et 2472.
Alexandrin (lat. Alexandrinum ), adj. : d’ Alexandrie.
Algalife (origine arabe) s. m. : calife. Algalife ne diffère de calife que par l’adjonction de l’article arabe. Le calife dont il est question dans la Chanson de Roland est oncle de Marsile et seigneur de Carthage, d'Alferue. de Garmailie et d Ethiopie. Dans la lettre que Charlemagne confie à Ganelon pour Marsile, l’empereur demande au roi sarrazin de lui envoyer en otage son oncle le calife.
C’est le calife qui engage Marsile à écouter le message de Ganelon. A son retour près de Charlemagne, Ganelon imagine une histoire d’apres laquelle l’oncle de Marsile a péri dans une tempête. A Roncevaux le calife commande le corps d’armée qui donne le dernier. Il est tué par Olivier après l’avoir blessé à mort.
Alge. Voy. Aler.
Alient. De aleiier.
Alixandre (lat. Alexandriam ) :
Alexandrie. Comparez, pour la forme, Ethiope et Arabe.
Almace. Nom de l’épée de Turpin.
D’après la légende, on l’avait essayée, comme Durendal, sur le perron du palais d’Aix, et toutes les deux avaient résisté.
Almaçor (origine arabe), s. m. :
nom d'une dignité chez les Sarrazins.
Comparez le surnom Almanzor donné au premier ministre du calife de Cordoue à la fin du xe siècle.
Almaris. Roi de Belferne, qui livre combat à Gautier de Ilium.
Aine (puis aune. Origine germanique * comparez le latin ulna ), s. f. : aune. Cette mesure ne s’applique plus guère qu’aux étoffes. — « Ni aune ni plein pied »
= pas un morceau.
Aloér (puis a louer, allouer. Composé de loer), verbe : placer.
Aloet (origine germanique), s. m. :
alleu, fief.
Alosêt (formé sur los ), part, passé :
"jO né. — « Etre alosé de vasselage », c’est Hre loué pour son courage, être célèbre oar son courage .
Alphaïien . Nom d’un Sarrazin tué
par Olivier.
Alquant (lat. aliquanti, fr. alquant, auquant. Rapprocher auquant d'aucun), adj. indéf. plur. suj. : un certain nomrre.
Alques (lat. aliquid), adv. : un peu.
Alt. Voy. aler.
Alter (puis altel, autel. — Lat. altare), s. m. : autel.
Altre (lat. alterum ), adj. ou pronom indéf. : autre, un autre ; adj. numéral : second. — Aujourd’hui, quand nous parlons d’une action réciproque faite par deux personnes, nous mettons le verbe au pluriel, et nous lui adjoignons « l’un l’autre », ou « l’un à l’autre », etc., qui forme une sorte de locution adverbiale : « ils se sont rapprochés l’un de l'autre. » L’ancienne langue aurait dit : « l’un s’est rapproché de l’autre ». — « D’heures en autres », voy. Hore.
Altresi (puis autresi. — Composé de altre et de si. Aussi est formé de même, mais avec le latin aliud au lieu de alterum. Le sens est le même), adv. : aussi. — « Autresi comme » = comme.
Altretant (puis autretant. Est à autant ce que altresi est à aussi), adv. : autant. Le même mot peut être aussi adjectif avec le sens de autant de ; il se décline alors comme l'adj. tant.
Altretel composé de altre et de tel), adj. indéf. qui signifie au neutre : autant, la meme chose.
Alve (puis auve. — Latin *alva qui se rattache au latin classique alveum , dont un diminutif a produit, en formation savante, alvéole ), s. f. : partie latérale DE LA SELLE.
Al verne. Nom de pays : Auvergne.
Ambes (lat. *ambas), adj. féminin pluriel : les deux. Voy. Ansdous.
Ambesdous, féminin de ansdous.
Ambor (est à ans contenu dans ansdous ce que francor est à franc, païenor ii païen. Voy. ces mots), adj. et pronom: