CLAIR, RIANT
Climborin (écrit aussi Climorin dans le manuscrit). Nom d’un Sarrazin qui possède la moitié de Saragosse. Il fait •cadeau à Ganelon d’une épée, d’après un passage du manuscrit, ou d’un heaume d’après un autre. A Roncevaux il tue Engelier de Gascogne, mais il est tué par Roland.
Cliner (lat. clinaré), verbe : incliner, pencher, s’incliner. — « Cliner à quelqu’un » c'est se pencher vers lui.
Ço. Voy. Iço.
Codarder (puis coarder, couarder. — Formé sur codart ), verbe. « Se codarder el (= en le) piz » = laisser entrer la couardise dans son cœur.
Godardie (puis couardie, ou, avec un autre suffixe, couardise. — Dérivé de codart. — Les deux formes par ie et par ise se trouvent dans le ms. d’Oxford), s. f. : couardise. — « Faire couardise » c'est se montrer couard. Le mot lâcheté peut de même désigner le sentiment ou l’acte.
Codart (puis coart , couard. — Formé sur cauda, d’ou vient queue) ,adj . : couard.
Code (lat. *coda pour cauda; fr. : code, coe, queue), s. t. : queue.
Coite (origine incertaine), s. f. : coiffb du haubert, capuchon de maille.
Coillir (lat. colligere, auquel se rattache le mot savant collection. Aujourd’hui cueillir) verbe à radical variable : coeil... tonique, et coil... atone. — prendre ou recevoir. Le sens de recevoir s’est conservé dans le composé « accueillir », le sens de prendre s’est conservé dans le simple « cueillir », mais en se spécialisant. — « Cueillir quelqu’un en haine » c’est le prendre en haine.
Col (lat. collum, fr. col puis cou. Le mot est resté col dans le sens de col de vêtement) : s. m. cou.
Colchier (lat. collocare , fr. : colchier, coucher). Le sens propre de ce mot est placer, et, dans plusieurs passages de la chanson de Roland, il parait n’avoir pas d’autre valeur. Par extension : coucher.
— - « Se colchier à la terre » = se coucher à terre. Voy. J osier. « Se coucher à terre » peut aussi signifier se prosterner.
Colombe (lat. columna , qui a produit colonne et colombe, comme flamina a produit flamme et flambe. Voy. Flambe.
« Colombe », nom de l’oiseau, n’a rien de commun avec ce mot), s. f. : colonne.
Color (lat. colorem), s. f. : couleur. — Ce mot, appliqué au teint du visage, ne s'emploie plus guère au singulier. — « Perdre sa couleur en sou visage » c’est perdre ses couleurs, pâlir. — « Couleurs peintes » = peintures. Vers 2594, on trouve « couleurs peintes et écrites » ; le qualificatif « écrites » paraît désigner spécialement le dessin des peintures, et « peintes », la couleu \ Dans Baudouin de Sebourc, texte du xive siècle, il est question d'étoffes « écrites de peinture dorée ».
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