‹ Chanson de RolandChapitre 58 sur 197 · CORS · texte numérisé non relu

CORS

CREIDRE

ner contreval » c’est faire tomber à terre.

Contrevaleir (composé de valeir) verbe : valoir, égaler.

Conut. De conoistre.

Convertir (lat. *convertire pour convertere), verbe : convertir; se convertir.

Corage (formé sur le lat. cor {— cœur) avec le suffixe aticum ), s. m. : coeur,

AME, INTENTION, DISPOSITION d’eSPRIT. —

« Tourner le ( = son) courage de quelqu’un » c’est changer de disposition visà-vis de quelqu’un.

Coraille (formé sur cor = cœur , avec le suffixe que l’on retrouve dans entrailles), s. f. : POITRINE.

Corant, part. prés, de corre. — « Cheval corant » ^cheval rapide, léger.

C’est une épithète de nature. — « Eve corant » = eau courante.

Corn (lat. cornu, dont le pluriel a produit le subst. fém. corne), s. m. : cor.

Corner (formé sur corn), verbe qui signifie sonner du cor , et qui peut être pris substantivement dans le sens de action de corner ou de son du cor. — On disait « corner haut » dans le sens de sonner fort. — Ce verbe peut être précédé de en comme tant d’autres verbes de l’ancienne langue) Voy. En 2), et l’adverbe y peut se placer entre en et corner, comme entre en et avoir dans « il en y a » au lieu de « il y en a . »

Corone (lat. corona), s. f. : couronne

et TONSURE.

Coronét, part. pas. : couronné, et aussi TONSURÉ.

Corre (lat. currere, qui a donné corre (courre) et courir. La forme courre s’est conservée dans quelques locutions), verbe : courir. — « Lai ser son cheval courre, le laisser courre à exploit » c’est lui lâcher la bride. — « Courre à quelqu’un » c’est l’atteindre à la course ou simplement courir à lui. — « Lui courre » c’est courir à lui. Nous employons encore « lui courir » dans ce sens, mais en ajoutant un adverbe : « lui courir après. » Voy. aussi lui venir au mot venir, à propos duquel nous expliquons cette particularité.

Corroços (puis courrouceux. Forme sur corroz = courroux, comme haineux sur haine), adj. indéclinable au masculin: plein de courroux, de ressentiment .

1. Cors (lat. corpus. On écrit aujourd’hui ce mot avec un p pour rappeler plus complètement l’origine latine), s. m. indécl. : corps ; personne ; corps de troupes. — « Mon corps » peut avoir le sens de ma personne, moi. De même « ton

corps, son corps, etc. » = toi, lui, etc. — Au vers 3410, « mon corps » paraît signifier mes faveurs personnelles.

2. Cors (lat. cursum , fr. : cors , cours) s. m. : course. — « Le cours, »

locution adverbiale qui signifie à la course, en courant. — « Plein cours »r même sens.

Corsablis. Nom d’un roi sarrazin. Il est de Barbarie (Voy. Barbarin). Il s'offre pour combattre les douze pairs. Il est tué par Turpin.

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