‹ Chanson de RolandChapitre 101 sur 323 · CXXX1I · texte numérisé non relu

CXXX1I

Li quens Rollanz en apelet Olivier :

« Sire cumpainz, ja est morz Engeliers ; « Nus n’avium plus vaillant chevalier. »

Aoi.

Aoi.

1493. Le frein. Le mors est à bran- I une traverse, laquelle est munie de deux ches longues , reliées à l’extrémité par | trous où s’attachent les rênes. Celles-ci,

<( Si c'est le bon 'plaisir de Dieu , nous n'y contredirons pas . « Donc y nous allons nous battre contre nos ennemis. a 11 est vrai que nous sommes peu; mais, pour hardis ci preux , nous le sommes . »

Lors 9 ils éperonnent pour entrer parmi les païens .

Voici les Sarrasins et les Français aux prises .

Il y a certain païen de Saragosse Qui possède toute une moitié de la ville:

Climorin n’a pas un cœur de baron.

C’est lui qui a reçu les promesses du comte Ganelon Et qui par amitié l’a baisé sur la bouche ;

Même il a donné au traître son épée et son escarboucle.

« je veux, disait- il, couvrir de déshonneur le grand pays « Et enlever sa couronne a Charlemagne. »

Climorin est assis sur son cheval Barbamouche,

Plus rapide qu’épervier et hirondelle.

Il l’éperonne, il lui lâche les rênes Et va frapper Engelier de Gascogne.

Haubert , écu , rien n’y fait :

Le païen lui plante au corps le fer de sa lance Et si bien le frappe, que la pointe passe tout entière de l’autre côté.

A pleine lance il le retourne à terre , raide mort :

« Ces gens-là, » s’écrient- il s, « sont bons à vaincre:

« Frappez, païens, frappez, et brisons leurs rangs.

« — Quelle douleur ! » disent les Français. « Perdre un si vaillant homme ! »

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