LE COR
Li quens Rollanz des soens i veit grant perte;
Sun cumpaignun Olivier en apelet :
« Bels chiers cumpainz, pur Deu que vus enhaitet, « Tanz bons vassals veez gésir par tere :
1695 « Pleindre poüm France dulce, la bele,
« De tels baruns cum or remeint deserte.
1684. Es cartres. Dans le Keiser Karl I dit : « Il a été trouvé dans les vieux Magnus’s kronike, c’est Turpin qui | « livres que nous devions mourir pour
« Pas un Français , pas un qui ne prie pour nous « Et ne fasse oraison dans les moutiers.
« Quant à nos âmes , elles seront en paradis . »
Olivier U entend, éperonne son cheval,
Et, à travers la mêlée, s'en vient tout près de Roland :
« Compagnon, venez par ici, » se disent-ils mutuellement; « S'il plaît à Dieu , nous ne mourrons pas l'un sans Vautre . »
Ah ! quel spectacle de voir Roland et Olivier Combattre et frapper du fer de leurs épées!
L’Archevêque , lui , frappe de sa lance.
On peut savoir le nombre de ceux qu’ils tuèrent :
Ce nombre est écrit dans les chartes , dans les brefs ,
Et la Geste dit qu’il y en eut plus de quatre mille...
Aux quatre premiers chocs tout va bien pour les Français; Mais le cinquième leur fut fatal et terrible;
Tous les chevaliers de France y sont tués.
Dieu n’en a épargné que soixante;
Mais ceux-là, avant de mourir, ils se vendront cher !