‹ Chanson de RolandChapitre 139 sur 323 · CXCVI1I · texte numérisé non relu

CXCVI1I

Roland lui-même sent que la mort lui est proche;

Sa cervelle s’en va par les oreilles.

Le voilà qui prie pour ses pairs d’abord, afin que Dieu les appelle. Puis il se recommande à l’ange Gabriel.

11 prend l’olifant d’une main (pour n’en pas avoir de reproche; , Et de l’autre saisit Durendal, son épée.

Il s’avance plus loin qu’une portée d’arbalète ;

Il s’avance sur la terre d’Espagne, entre en un champ,

Monte sur un tertre. Sous deux beaux arbres,

Il y a là quatre perrons de marbre.

Roland tombe à l’envers sur l’herbe verte Et se pâme : car la mort lui est proche.

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