‹ Chanson de RolandChapitre 200 sur 323 · AVANT · texte numérisé non relu

AVANT

Gondit. 3® p. s. : asemblereit, 599.

= Passif, 3® p. p. avec un s. p. m., sunt asemblez, 1030. = Réfléchi, 3e p. p. de l’ind. prés. : s’asemblent, 2120. — Parf. comp., 3® p. s. : Asemblet s’est, 367.

ASERIE. Part, passé employé adjectivement, s. s. f. (D’un verbe formé sur sérum , asserire, asserita.) La noit est aserie, 717.

ASEZ. Ad. (Ad-satis, assatis.) Il est employé dans le sens de multum , « beaucoup » : De vasselage fut asez c hevaler, 25, 75, 644, etc. = Asez que : Or ad li Quens asez que faire, 2123.

ASIET (s’). Verbe réfl. , 3e p. s. de l’ind. prés. ( Se assedet ) , 2654. — Parf.

comp., 3® p. s. : s’est asis, 452. =:

Verbe act. Assiéger. Parf. comp. 3® p.

p., avec un r. s. f. : A la citet que païen unt asise , 3997.

ASMASTES. Verbe act., 2® p. du parf.

simple. («Ne vient pas d ’ad-œstimastis aesmastes = asmastes, ce qui serait contraire à l’époque ancienne du Roland; mais du simple œstimastis — esmastes — asmastes. Nous devons cette rectification à W. Fœrster.) Que li Franceis asmastes à ferir , 454.

ASOLDRAI. Verbe act., Ire p. s. du futur ( Assolvere - habeo ) , dans le sens de « donner l’absolution » :

Asoldrai vos pur voz anmes guarir. 1133. — 3® p. s. du parf. comp., avec un r. p. m. : ad asols, 340, 2205. 3e p. p., avec un r. p. m. : unt asols, 2957. — Part, pass., s. p. m. : asolt, 1140. 3859, etc.

ASOÜRET (s’). Verbe réfl., 3® p. s. de l’ind. prés. (Se assecurat. un o a pris la place de Ye comme dans boüz , consoüz) : Li quens Rollanz mie ne s’asoüret, 1321.

A.STENIR (s’). Verbe neut., inf. prés.

( Abstinere ramené à la quatrième conjugaison latine) : Caries se pasmet , ne s’en pout astenir, 2891.

ASTET (s’). Verbe réfl., 3® p. s. de l’ind. prés. (D’un verbe formé sur le mot germ. hast.) Cette forme irrégulière se trouve une fois dans le ms.

d’Oxford, au v. 2277. Comme l’observe W. Fœrster, Y h ici est toujours aspirée. V. Hastet.

ASTRAMARIZ. Nom de païen, r. s.

m. (?), 1304. Voy. Esiramariz.

ASTRIMONIES. R. p. m. Nom de peuple païen (? Strimon, Strimonia, Strimonii ), 3258.

AT. Verbe act., 3® p. de l’ind. prés.

( Habet ), 545, 1244, 3191, etc. La

forme adoptée neuf fois sur dix est ad.

ATALENTE[N]T. Verbe neutre, 3® p.

p. de l’ind. prés. (D’un type comme attalentant V. Ducange, Talentum, 2.) Agréent : Guarnemenz unt ki ben lor atalente[n]t, 3001.

ATANT.Adv.(^4d et tantum.) Alors, en ce moment : Atant as vos Guenes e Blanchandrins , 413. Cf. A'itant.

ATENDENT, 715, 1403. V. le suivant.

ATEIGNET. Verbe act., 3® p. s. du subj. prés. Le sens est le même qu’aujourd’hui (Attangat) : Ne s’ poet guarder que mais ne li ateignet , 9.

ATENT. Verbe act., 3® p. s. de l’ind.

prés. (Attendit.) Il est partout employé dans le sens actuel, 665, etc. — 3®pers. pl.de l’ind. prés.: atendent 715, etc.

ATRAIRE. Verbe act., inf. prés. Attirer (Attrahere): Pur lei tenir e pur humes atra ire , 2256.

ATUIN. Nom propre d’homme (pour Otun) , r. s. m., 2187. V. Otes.

ATUT. Prép. qui, étymologiquement, doit s’écrire a tut (Ad totum).

Ce mot, qui signifie avec , est devenu, aux siècles suivants, d'un usage universel : Par uns e uns les ad pris le barun. — A Varcevesqu en est venuz atut, 2191.

AÜNADE. Le texte d’Oxford porte au v. 2815 : Jo te cumant de tûtes mes oz i’AüNADE. Leçon détestable, ajoutée par une main plus récente au manuscrit de la Bodléienne et dont il convient de ne tenir aucun compte.

Cf. cependant, dans la Chronique des Ducs de Normandie, les formes aüner, aün, qui viennent iïadunare , etc.

AÜRER. Verbe act., inf. prés. (Adorare), 430. Ici et ailleurs, quand la dentale a été conservée, nous avons affaire à une reproduction d’un manuscrit antérieur au nôtre. = Cf.

adorer, au v. 2619.

AUSTORIE. Nom propre d’homme, r.

AVAL. Employé adverbialement , ce mot (Ad vallem) , èst opposé à amunt (Ad montem). Guardet aval e si guardet amunt, 2235.

AVALAT. Verbe neutre, 3® p. s. du parf. simple (Ad et vallavit ). Le sens constant est « descendit » : D’enz de (la) sale, uns veltres avalat, 730. — 3® p. s. du parf. comp. : est avalet, 1037.

AVANT. Adv. Toujours employé absolument et sans régime. (Ab ante).

Guenes , venez avant, 280 et 610,

AVEIR — AVREIZ

860, 2231, 3964. = En avant, dans le sens de « désormais » : Endor miz est , ne pout mais en avant,

AVEIR. Verbe act., inf. prés. ( Habere ), 565, 753, etc. — Ind. prés., lr® p. s. : ai, 18, 521, etc.; ei, 2305. 3» p. s. : ad (c’est, à beaucoup près, la forme la plus employée) , 22, 822, etc. at, 545, etc. If® p. p. : avum, 77, 1087, etc.; avom, 3472; avons, 1923 ;2e p. p. avez, 282, 299; 3® p. p. : unt, 99, 161, etc. — Imparf. R® p.

s. : aveie , 2406; 3® p. s.: aveit, 231 ; lr« p. p. : avium , 1504 ; 2® p. p, aviez , 2002. — Parf. simple, lr® p. s. : oi , 2046 , 3® p. s. : out, 26 , 62 , 330 , etc.; Ire p. p. : oümes, 2178 ; 3® p. p. : oürent, 1411. — Parf. comp. avec un

r. p., lr® p. s. : ai oüt, 864 ; 3® p. s. : ad oüd, 845. 3® p. p. : unt oüd, 267. — Fut Ire p. s. : AVRAI , 290; AVERAI, 2352 ; 3® pf s. : avrat, 924 ; averat, 87,132,929, etc.; Ire p. p. : avruns, 2140; averum, 972, 1167, 1160, etc.; 2e p. p. : avrez , 148 ; averez , 150 , 872, 1130, etc., et, à la fin du vers, dans les couplets assonancés en ei, avreiz, 3459, et avereiz, 88, 568; 3® p. p. : avrunt, 948 , 1076 et averunt, 1081. -r- Gond., 3® p. s. :

avreit, 1742 et àvereit, 2866; 1>® p. p. : averiumes, 391.— Subj. prés., Ire p. s. : aie, 2« p. s. : aies , 1954; 3® p. s. : ait, 82, 1047; Ire p. p. : aiuns , 60; 2e p. p. : aiez, 239, 1045. — Imparf. du subj., Ire p. s. : oüsse , 691; 3® p. s. : oust, 899; Ire p. p. ; oüssum, 1102, et oüsum , 1771 ; 3® p. p.: oüssent, 688.

— Part, passé, r. n. : oüd, 267; oüt, 864. = Sur l’emploi de par avec aveir, voyez par , etc. = Notez les expressions suivantes, qui sont des fréquemment usitées : : Plus fel de lui n’ out en sa cumpagnie, 1632, et A V fier visage e à V cors qu’il out gent, 1597, etc.

AVEIR. Verbe act. inf. prés., employé substantivement, s. et r. m. s. (Habere.) L’aveir , c’est « l’argent » : S.

s. : Eles valent mielz que tut J’aveir de Hume , 639. R. m. s. : En or e en aveir , 3758.

A VEN AN Z. Adj. s. p. f. (Ad venientes dont la terminaison a été ramenée à celle des participes présents de la Ire conjugaison latine.) Portet ses armes, mult li sunt avenanz, 1154.

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