‹ Chanson de RolandChapitre 232 sur 323 · FINS · texte numérisé non relu

FINS

FERUT (ai, ad, unt). Verbe actif, !«•«, 2® et 3® p. du parf. composé de ferir. V. Ferir.

FERUT. Part, pass., s. s. m. de ferir, 1952, 2052, 3924. R. s. m. : ferut, 1568, 2006, 2084. R. s. m. : ferut, 1438. R. p. m., par err. : ferut , 2093.

FESIMES. Verbe actif, U® p. p. du parf. simple de faire ( Fecimus) , 418.

FESIS. Verbe actif, 2® p. s. du parf.

simple de faire ( Fecisii ), 2029.

FES1ST. Verbe actif, 3® p. s. de i’imparf. du subj. de faire, avec le sens du conditionnel ( Fecisset ) ,

FESTE. S. s. f. ( Festa ), 3745. — R.

s. f. : feste , 53 , 2860.

FEU. R. s. Fief (Origine germ., en bas latin, feodum , feudum). Le mot se présente sous trois formes au r. s. : 1° feu , 866 et 2680; 2° fiu , 432, et 3° fi et , 472. Cette dernière forme, où la dentale est conservée, ne peut cependant s’expliquer par feodum. Nous trouvons , au r. p. , quatre formes diverses : 1® feus , 3399 ; 2® fieus, 315; 3® fius, 820, et 4® fiez, 76.

FIANCE. R. s. f. [Fidantiam , qui, comme le dit W. Fœrster, est une dérivation du part. prés, fidantem, de fidare). Le mot fiance a, dans notre vieux texte, deux sens différents :

1® Promesse, engagement sur la foi jurée : Fiance prist de Guenelun le cunte, 1486. Costentinnobie dunt il oui la fiance, 2329. — 2® Confiance :

En tels vassals deit hom aveir fiance, 3009. = On remarquera les locutions : « Prendre fiance de quelqu’un , » c’est-à-dire recevoir sa promesse, son serment; « avoir fiance, »

dans le sens d’« avoir la promesse de quelqu’un », et enfin « donner fiance », dans le sens de <« promettre, ga-

f rantir » : Se trois Rollant, de mort li duins fiance, 914.

F1EBLE. S. s. m. Faible ( Flebilis a donné fleible— feible. Sans avoir recours au type inexpliqué fëbilis, ne peut-on pas voir dans fieble une forme de feible. On prononçait feible), 2228.

FIEBLEMENT.Adv. Faiblement (? Flebili-mente ), 2104.

FIER, FIÈRE. V. Fiers .

FIER. Verbe actif, impér., 2® p. s. de ferir ( Frappe , feri), 1120. V. Ferir.

FIÈREMENT. Adv. ( Fera- mente) ,

FIÈRENT. Verbe actif, ind. prés., 3® p.

p. de ferir (Feriunt ), 1347.

FIERGÉT. Verbe actif, subj. prés., 3« p. s. de ferir ( Feriat ), 3559.

FIERS. Adj., s. s. m. Fier, avec un sens lus énergique que de nos jours; ardi, terrible. Se dit des choses autant que des personnes (Férus), 105 , 797 , etc. — R. s. m. : fier , 28, 304, et, par erreur, fiers. 897. — R. s. f. : fière, 1231. — S. p. m. ; fiers, 1888. — S. p. f. : fières, 3383. — R. p. f. : fières, 3086.

F1ERT. Verbe act., ind. prés., 3® p. s. de ferir ( Ferit ), 1261.

F1ERTET. R. s. f. (Feritatem), llb3.

F1ET. R. s. Fief, 472. V. Feu.

FIET (se). Verbe réfl. , 3® p. s. (Se fidal) : E Oliver en qui il tant se FIET, 586.

FIEUS. R. p. Fiefs, 297.

FIEZ. R. p. Fiefs, 76. V. Feu .

FiLLASTRE. S. s. m. Beau-fils, sans idée nettement péjorative (Filiasler),

FILLE. R. s. f. ( Filiam), 2744.

F1LZ. S. s. m. (Filius. Le z se trouve même au régime , à cause du second i), 504, etc. — Voc. s. m. : filz, 3201 . — R. s. m. : filz , 149 , 295, etc. — S. p. m. : filz , 2671. — R. p. m. : filz, 42; fiz, 3411.

FIN. Adj. s. s. Pur, affiné; se dit de l’or (goth. fyn) : Fin or, 1540. — R.

s., fin : Or fin, 652.

FINER. Verbe actif et neutre, inf.

prés. ( Fenir , vient d afinirc; finer, qui est de formation romane, vient directement de fin , et est de la 1 r® conjugaison) : 1® A l’actif. Ind. prés. :

finer, 166. — Parf. comp., 3® p. s., avec un r. s. : out finet, 62, 78.

Avec un r. s. f. : out finee, 705.

— 2® Au neutre. Futur, l*-® p. s. (Je ne mettrai pas fin...) : Ne finerai en trestut mun vivant, 2662. — Cond., 3® p. s. : finereit (Mourrait) : Cum* querrantment si finereit li bers, 2867. =r 3® Au passif. Fut. , 3® p. s., avec un s. s. m. , serat finet : Se truis Rollant, de mort serat finet, 902. 2® p. p., avec un s. s. m., serez finet : Par jugement serez iloec finet, 436. — Part, pass., r. s. : finet, 62 , 78. R. s. f. : finée , 705.

FINS. S. s. f. (Finis), 3395, 3872, et fin, 1435. — R. s. f. : fin, 1476, 2392 , 3723. Ce mot revêt deux sens dans le texte de la Bodléienne, et le second n’est qu’un développement fort naturel du premier : 1® Fin, en général : Deus set asez cument la fins en ert , 3872. La fin de V secle, 1435. — 2® Mort : Aide est à sa fin alée, 3723. = Rem la locution « prendre fin »,pour « mourir »>: Fin prendrum aïtantf, 1476.

Page 1