GUERES
GUERES. Adverbe. Beaucoup, 3822.
GUERPIR. Verbe actif. Infin. prés.
Abandonner, quitter (en bas latin, werpire, d’origine germanique. En scand., verpa ): Meilz voelt mûrir que guerpir sun barnet , 536. Et, avec un emploi spécial (?) : De s’ espée ne volt mie guerpir , 465.
— Indic. prés., 3® p. p., guerpissent, 1626. — Fut., 3® p. s. : guerpirat, 2618. 3® p. p. : guerpirunt, 1909, 3041. — Subj. prés., 3® p. s. :
guerpisset, 2683. — Passif, fut., 3® p. s., avec un s. s. f. : ert guerpie , 3071.
GUERRE. S. s. f. (bas latin guerra; haut allem. t verra), 242. — R. s. f. : GUERRE , 906 , et GUERE , 235.
GUERRE1ER. Verbe tantôt employé à l’actif (2681), tantôt au neutre (1514). Faire la guerre (verbe fait sur werra, werricare; ou sur le roman guerre ) :
Cil ne sunt proz jamais pur guerreier, 1514. En France irai pur Carie guerreier, 2681. — Subj. prés., 3® p. s. : guerreit, 579.
GUERREIER, GUERRER. S. s. m.
Guerrier, soldat. On ne doit tenir compte que du second mot seulement [i oerrarius) : Liquens Rollanz fut (mult) noble guerrer, 2066.
Encore ce mot n’est-il fourni ni par Venise IV, ni par les Remaniements.
Quant à la forme guerreier du v.
2242, elle constitue une erreur du scribe. Au lieu de: Morz est Turpin, le guerreier Charlun , il faut lire : Morz est Turpin eV servise Car • lun.
GUERREIT. Subj. prés., 3® p. s. de guerreier , 579. V. Guerreier.
GUEZ. R. p. m. Gués ( Vados ), 2994.
GUIERAI. Verbe act., fut.. 1*® p. s.
Conduirai, guiderai ( Guiçr vient, d’après Diez, du gothique vitan) :
En Rencesvals guierai ma cumpaigne, 912. 3® p. s. : guierat. 2926.
2® p. p. : guiereiz (dans une laisse masc. en ei), 3282. 2® p. p. : guierunt, 2074. — Impér., 2® p. p. : guiez,
HAÏR Verbe act. Inf. prés. (Goth.
hatan, hatjan; d’où hatire; et en français hadir dans le Saint Âleecis.
Ici la dentale est tombée ), 1244.
HALB-ERCS. R. p. m. Hauberts [Hais-
• HALGUR
GUIGE. S. s. f. La courroie par laquelle l’écu était suspendu au cou du chevalier (?) : La guige est d'un bon pâlie roet , 3151.
GU IN EM ANS. S. s. m. Nom d’homme (d’origine germ. Suivant Pott, de wini , ami, et man, homme), 3022, et guineman , 3360. — R. s. m. : guineman, 3014.
GU1NEMER. S. s. m. Nom d’homme ( Winnemarus, d’origine germanique; nom employé surtout dans la Flandre et l’Artois. V. une note d’Aug. Longnon, en son travail sur Huon de Bordeaux, Romania, 1879, fasc. xxix), 348.
GUISE. R. s. f. Manière, façon. (Ane.
haut allem. wisa .) Loc. adv. : En guise de... En guise de baron, 1226.
— Par nule guise , 2002.
GUITSAND. R. s. Nom de lieu. C’est le petit bourg deWissant, entre Boulogne et Calais. V. la Dissertation de Ducange sur le Port Itius ( Glossa rium, éd. Didot, Vil, 115). Ducange a relevé, depuis le vi® siècle, les formes Vitsan, Witsand , Withsand, Wisan, Guisand, etc. (De white, blanc, et sand, sable) : De Besençun tresqu’as (porz) de guitsand , 1429.
GUIUN. R. s. m. Nom d’homme, cas régime de Gui (Orig. germ. Bas latin Guidonem ) , 1581 .
GUIVRES. S. p. f. Serpents, guivres ( Viperas) : Serpenz e guivres, 2543.
GUNFANUN. R. s. m. Enseigne ; pièce d’étoffe qui était attachée à l’extrémité de la lance (haut allem.
gundja, combat, et fano , bannière), 1228. — S. p. m. : gunfanun, 1033.
R. p. m. : gunfanuns, 857.
GUNFANUNER. S. s. m. Celui qui porte le gunfanun , l’enseigne de l’Empereur (V. le précédent), 105.
— Restituer gunfanunier.
GUVERNENT. Verbe neutre, 3® p. p.
d® l’ind. prés. Se gouvernent, se dirigent, en parlant des marins (c’était, à l’actif, le sens proore du latin gu bernant ) : Siglent â fort e nagent e GUVERNENT, 2631.
berc, en haut allem.), 711, et Halbers 683. V. Osbercs.
HALT, HALTE, HALTES. Adjectif.