V. le suivant
HALTOÏE. R. s. f. C’est un autre nom du lieu précédent [Altam-audilam ?):
Dunt prist les chefs as puis de Hal- TOÏE , 491.
HALZ. Adject., s. s. m. Haut ( Altus ), 3745. — R. s. f. : halte, 53. — S. p.
m. : halt, 814.— S. p. f. : haltes, 1097. — R. p. f. : haltes, 2632. = Ce mot offre plusieurs sens : 1° Le sens propre à’ altus : haut, élevé : Halt sunt li pui , 1755. =: 2° Il s’applique particulièrement à la voix et aux instruments, 2985, 3310, 3566. De là l’expression adverbiale : En halt [in alto), à haute voix, 2014. = 3® Grand, solennel : A seînt Michel tendrai mult halte feste , 53. = 4<> Haut, au sens figuré; noble, élevé : Bon sunt li cunte e lur paroles haltes , 1097. Cf.
halçur , altaigne.
HAMÔN. R. s. m.Nom d’homme (Orig.
germ. Voy. Pott, 159), 3073.
HANSTE. S. s. f. Le bois de la lance ( Hasta ), 2050. — R. s. f. : hanste, 442. — S. p. m. : hanstes, 2537. — R. p. m. : hanstes, 1043. — Rem.
l’expression : « pleine sa hanste »
Pleine sa hanste Vahat mort des arcuns , 1534, etc.
HARDEMENT. S. s. Courage, hardiesse (V. Hardiz ), 1710.
HARDIZ. S. s, m. Courageux (De l’anc.
haut allem. hartjan ;"et directement d’un part, passé hardüus du verbe hardir. qui est resté dans enhardir ), 2027, 3352. — S. s. f. : ardie , 1617.
— R. s. f. : hardie, 2603.
HASTEIENT. (Il faut supposer «ne forme telle que hasticant.) V. le suivant.
HASTET. Verbe actif, 3® p. s. de l’ind. prés. (De Tallem. hast): E li Païens de ferir mult le hastet, 3445. S’astet, 2277, Dans un couplet féminin en ei, on trouve à la 3® p. p, la forme hasteient. De plus, le verbe
est ici employé au réfléchi : Ki de bataille s'arguent e hasteient, 992.
Voyez Astet.
HASTIFS. Adjectif, s. s. m. (Même étymologie que le précédent, avec une terminaison en ivus—ifs ) : De sa parole ne fut mie hastifs , 140.
Ce mot s’emploie également , dans le sens de « rapide »>, avec les noms de choses : La bataille est mefrvejilluse e h a sti ve , 1610.
HAÜR. R. s. f. Haine ( Dér. de haïr.
Le type bas latin serait hatorem), 3771. — Rem. la locution « coillir en
I1AÜR ».
HEINGRE. Adjectif, r. s. m. ou n.
Mince, grêle (Suivant Diez, du lat.
œger, malade. «Je l’explique par l’allemand hager, mince. L’étymologie de Diez conviendrait à engre. Mais le mot français offre une h aspirée, et la forme primitive est haingre, qui ne peut être développé que d’un a accentué. »> Note de W. Fœrster) :
Heingre out le cors e graisle e esche wid , 3820.
HE1RS. S. s. m. Héritier, hoir (/ J aérés) , 504. — R. s. m., heir : 2744.
HELME. R. s. m. Heaume (Ane. haut allem. helm), 629, etc., et elme, 1326, etc. — S. p. m. : helmes, 1809, et elme, 3306. — R. p. m. : helmes, 1798, etc.; heàlmes, 683, 996. V.
Elme.
HELZ. S. s. m. La garde de l’épée.
u L’italien elsa dérive de l’ancien allemand helza, dit M. Fœrster; mais le français offre un t radical [helt, enheldir,) et dérive nécessairement d’une forme germanique plus ancienne :
helt ». D'or est li helz e de cristal li punz , 1364. = Il ne faut pas confondre le helz, la garde, avec le punt, le pommeau. Je crois cependant (?) qu’au vers 621 : Entre les helz, signifie « entre la garde et le pommeau ».
HENISSENT. Verbe neut. Ind. prés., 3® p. p. ( Henir vient de hinnire)y
HENRI. S. s. m. Nom d’homme (De Tallem. Heim-rick : heim, maison, et rich, puissant), 2883.— R. s. m. :
Henri ,171.
HER. Adverbe. Hier ( Heri ), her seir, 2745. — er , 383, et ier , 2701. = Loc. proverbiale: Li altr’ er, 3185. V. Er et Ier.
HERBE. R. s. f. ( Herbam ), 1569, et erbe , 671. — R. p. f. : herbes , 2871.
HERBERGE. R. s. f. Se dit du campement (Ane. haut allem. heriberga) :
Li Emperere ad prise sa herberge,
HERBERGER — HU
2488. — R. p. f. : Guenes li quens est venuz as herberges , 668.
HERBERGER. Verbe neutre. Inf. prés.
Camper ( V. le précédent ) , 2482.
= Au réfléchi. Ind. prés., 3® p. p. :
se herbergent, 709. — Part, pass., s. p. m., herbergiez , 2799. Restituer partout herbergier, herbergiez ,
HERBUS. Adjectif, r. s. m. ( Herbo sum ) : Par mi un val herbus , 1018.
HERBUS, au lieu d’HERBUT, adjectif r. s ( Herbutum ) : El ’ pred herbus, 3925. Les deux mots précédents sont deux vocables différents, comme le prouvent ies assonances.
HERITE. S. s. m. Hérétique, 1845. Ne peut venir régulièrement d'Hereticus . Cependant erites se trouve avec le même sens dans la Chronique des Ducs de Normandie , vers 23882. Et dans « le Glossaire de la Bibliothèque du Roi » cité par Ducange , on trouve : « Hereticus , bougre, gallice hérité. » j
HERMANS. S. s. m. Nom d’homme • (Bas lat. Herimannus , orig. germanique) : Si ’s guierat Hermans, li dux de Trace , 3042.
HOEM. S. s. m. Homme ( Homo ), 3265.