V. Hom
HOESE. R. s. f. Botte (Ane. haut allem. hosa). Ganelon reçoit de Bramimonde deux nusches : Il les ad prises , en sa hoese les butet , 641.
HOI. Adverbe. Aujourd’hui ( Hodie ), 1191, 1936, etc. Oi , 1210, etc.
HOM. S. s. m. Homme [Homo). La déclinaison régulière est la suivante :
S. s. : hum. R. s. : hume. S. p. : hume. R. p. : humes. Mais on trouve dans notre manuscrit de nombreuses variantes que nous allons relever avec soin. S. s. m. : hom, 39, 293, etc. hum, 223, etc. hoem , 3265, 3811 ; om ( dans le sens de notre « pronom indéfini »), 2127, 3323 : hume, 604, 1433, etc., et home, 1873. Dans ces deux derniers cas, il y a erreur du scribe. — Vocatif s. m. : hom, 2045. — R. s. m. : hume, 1074, etc., et home , 1442. — S. p. m. : hume, 20, 636, etc., et, par erreur :
humes, 3642. — R. p. m. : humes, 13, 79, etc., par erreur: hume, 2865. = hom est parfois employé dans le sens féodal, « l’homme de tel seigneur, »
et c’est ainsi que Ganelon dit à Roland : Tu n’ ies mis hom ne jo ne sui Us sire, 297. z=: Enfin hom est déjà, dans le Roland , usité avec le sens de notre prétendu « pronom indéfini »> on : Cinquante pez i poet hom mesurer, 3167. Plus qu’qm ne lan -
cet une verge pelée, 3323. Siet el cheval qiC om cleimet Veülantif,
HONOR. S. s. f. ( Honorem ), 2890, et onur, 922. — R. s. f. : honur, 39, 2430, etc., et onur, 45, 533. — S. p. f. :
honurs, 3181. — R. p. f. : honurs, 297, et honors , 3399. — Honor présente deux sens bien distincts dans notre vieux poème: 1° Le sens actuel, celui d’honneur : La meie honob est turnet en déclin, 2890. = 2° Honur signifie terres, bien ». C’est le sens du bas latin honor qui , après avoir désigné « un bien » dans le Code Théodosien , en vint, au nord de la Loire , à désigner simplement « un fief » :
Sarraguce e Z’onur quH apent , 2833.
A lui lais-jo mes honurs e mes fieus,
HOST. Armée ( Hostis ). Au s. s., on trouve ost, 1052. — R. s. : host, 739, et ost, 18, etc. — S. p. : oz, 598, etc. — R. p. : oz, 1169, etc. — Dans le Roland, on trouve quelques exemples de ce mot au maseulin : Parmi cel host, 700 et 739. En cest ost, 2110.
Mais ce sont des erreurs du scribe, qu’il est aisé de corriger. En réalité host est du féminin : Par tute l’ost, 3137. Si remeindreient les merveilluses oz , 598. — Une host banie , c’est une armée convoquée per bannum, par proclamation : c’est le Ban.
HOSTAGE. R. s. m., 3852, et ostage, 3950. — S. p. : hostages, 646. — R.
p. : hostages, 147, 572, et ostages, 40, 57 et 87. = Au singulier, hostage vient du latin obsidaticus,obstaticus, et désigne le « fait même de livrer certaines personnes comme caution ».
En d’autres termes, c’est un synonyme de « caution , garantie » : Pur Pinabel en ostage renduz , 3950. = Mais, au pluriel, il désigne les personnes mêmes rpui sont livrées en caution ( Obsidaticos , obstaticos) :
E. XX. hostages des plus gentilz suz cel, 646.
HOSTELER. Verbe act. Inf. prés. Installer dans une maison ( Hospita lare ) : Les dis messages ad fait enz HOSTELER, 160.
HOSTURS. R. p. m. Autours ( Ac ceptores ), 31, 129 : Des hosturs muez, ce sont des autours « après leur mue première , qui constituait pour eux une grave maladie ». Je n’ai pas, une seule fois, dans mon texte critique, laissé hosturs; mais partout, j’ai étymologiquement adopté osturs.
HU. S. s. hî. Cri , huée ( Suhstantif