‹ Chanson de RolandChapitre 25 sur 323 · Caries . Voir Y Éclaircissement J · texte numérisé non relu

Caries . Voir Y Éclaircissement J

où est exposée toute l’Histoire poétique

de Charlemagne. — Au moment où

s’ouvre l’action du Roland, le Char-

lemagne de la légende est maître de toute l’Espagne du nord : et c’est la seule que connaissent nos épiques.

Un poème ( du commencement du xiv® siècle , mais qui a des racines dans la tradition), la Prise de Pampelune, nous raconte la prise par les Français de cette ville, du Groïng ( Logrono ) et de la Stoille (Estella) : puis, celle de Tudele , de Cordoue , de Charion , de Saint- Fagon, de Masele, de Leon et d’Astorga. Un autre poème (du xn1 * * * * 6 siècle, mais moins traditionnel et qui n’a aucun lien avec le Roland ), Gui de Bourgogne, nous fait assister à la conquête imaginaire de Carsaude, de Montorgueil, de Montesclair, de la

Tour d’Augorie , de Maudrane et de

une muntaigne.

ki Deu nen aimet ;

Luîserne. Bref, il ne reste alors devant Charlemagne qu’un seul adversaire en Espagne, c’est Marsile, et une seule ville à emporter, c’est Saragosse. = L’histoire est plus modeste que la légende. En 778, Charles conduisit, en effet, une expédition en Espagne. Il passa les Pvrénées, s’empara de Pampelune; mais échoua, semble-t-il , devant Saragosse , et conquit seulement le pays jusqu’à l’Èbre.

C’est au retour de cette expédition qu’eut lieu le grand désastre de Ronce vaux. (Éginhard, Vita Caroli, ix; Annales faussement attribuées à Éginhard, année 778; l’Astronome limousin, Yita Hludovici, dans les Scriptores de Pertz, m, 608, etc.)

2. Set anz. Suivant l’auteur du Gui de Bourgogne , de ce poème du xne siècle , c’est vingt - sept ans que Charles aurait passés en Espagne; mais cette version ne fut jamais populaire, et Génin a eu raison de citer ici la farce de Pathelin, où maître Pierre dit à sa femme : « Je suis aussi savant que si « j’avais passé à l’école le temps que « Charles a passé en Espagne. La Keiser Karl Magnus’s kronike (livre danois du xve siècle, d’origine islandaise, encore populaire aujourd’hui, et qui reproduit assez exactement notre

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