‹ Chanson de RolandChapitre 27 sur 323 · A CORDOUE. — - CONSEIL TENU PAR CHARLEMAGNE · texte numérisé non relu

A CORDOUE. — - CONSEIL TENU PAR CHARLEMAGNE

Li Emperere se fait e balz e liez :

Cordres ad prise e les murs peceiez,

Od ses cadables les turs en abatiet.

Mult grant eschec en unt si chevalier 100 D’or e d’argent e de guarnemenz chiers.

En la citet nen ad remés paien Ne seit ocis, o devient chrestiens...

Li Emperere est en un grant vergier,

Ensembl’ od lui Rollanz e Oliviers,

98. Odses cadables les turs en abatiet. Le siège des châteaux et villes fortes se faisait avec « de grandes perières que l’on nommait chaables ».

Ainsi parle un vieux traducteur de Guillaume de Tyr (VI, 15), et on lit dans Guillaume le Breton ( Historia

de vita et gestis Philippi Âugusti , lib.VII) : « Tribus lapidibus magna petraria, quæ chadabula vocabatur, emissis. » VoirDucange, au mot Cabulus.

104. Rollanz. Voir, à Y Éclaircissement II, le résumé de toute l’Histoire poétique de Roland. = Oliviers . Olivier

« Je le suivrai avec mille de mes fidèles,

« Pour recevoir la loi chrétienne « Et devenir son homme par amour et par foi.

« S’il veut des otages, certes, il en aura.

« — Bien, » dit Blancandrin. « Vous aurez là un bon traité. »

Marsile fit alors amener dix mules blanches Que lui envoya jadis le roi de Sicile.

Les freins sont d’or, les selles d’argent;

Les dix messagers y sont montés ,

Portant des branches d’olivier dans leurs mains En signe de soumission et de paix.

Et voici qu’ils arrivent près du roi qui tient la France en son pouvoir.

Charles a beau faire : ils le tromperont.

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