A CORDOUE. — - CONSEIL TENU PAR CHARLEMAGNE
Li Emperere se fait e balz e liez :
Cordres ad prise e les murs peceiez,
Od ses cadables les turs en abatiet.
Mult grant eschec en unt si chevalier 100 D’or e d’argent e de guarnemenz chiers.
En la citet nen ad remés paien Ne seit ocis, o devient chrestiens...
Li Emperere est en un grant vergier,
Ensembl’ od lui Rollanz e Oliviers,
98. Odses cadables les turs en abatiet. Le siège des châteaux et villes fortes se faisait avec « de grandes perières que l’on nommait chaables ».
Ainsi parle un vieux traducteur de Guillaume de Tyr (VI, 15), et on lit dans Guillaume le Breton ( Historia
de vita et gestis Philippi Âugusti , lib.VII) : « Tribus lapidibus magna petraria, quæ chadabula vocabatur, emissis. » VoirDucange, au mot Cabulus.
104. Rollanz. Voir, à Y Éclaircissement II, le résumé de toute l’Histoire poétique de Roland. = Oliviers . Olivier
« Je le suivrai avec mille de mes fidèles,
« Pour recevoir la loi chrétienne « Et devenir son homme par amour et par foi.
« S’il veut des otages, certes, il en aura.
« — Bien, » dit Blancandrin. « Vous aurez là un bon traité. »
Marsile fit alors amener dix mules blanches Que lui envoya jadis le roi de Sicile.
Les freins sont d’or, les selles d’argent;
Les dix messagers y sont montés ,
Portant des branches d’olivier dans leurs mains En signe de soumission et de paix.
Et voici qu’ils arrivent près du roi qui tient la France en son pouvoir.
Charles a beau faire : ils le tromperont.