OSAST — OUT
Normandie , éd. Fr. Michel , v. 446 et 5371, etc.
OSAST. Verb. act., 3® p. s. de l’imparf. du subj. d 'oser ( Ausasset , d 'ausare, qui est formé sur le participe ausus , d’audere), 1782.
OSBERCS. S. s. m. Haubert, tunique de mailles (de l’ail, halsberc), 1277.
— R. s. m. : osberc , 1199, etc. — S.
p. m. : osbercs , 1032. — R. p. m. :
osbercs, 994, etc. etc. = Voir, pour l’autre forme de ce mot : Halbercs .
OSENT. Verbe act., 3® p, p. de l’ind.
prés. (Ausant. V. Osast ) , 2073. — Impart. du subj., 3® p. s. : osast,
OST. S. s. f. Armée ( Hostem ) : Returnerat I’ost, 1052. — R. s. f. , ost :
En Saraguce menez vostre ost barde , 211, etc. ; et host, 739, 785, etc. — S. p. f., oz : Si remeindreient les merveilluses oz, 508. — R. p. f., oz : Tûtes ses oz ad empeintes en mer , 2629. — Ce mot prête à plusieurs observations : 1» Malgré deux ou trois vers difficiles (785 et 2760), ce mot, comme le prouvent la plupart des exemples cités plus haut, est évidemment du féminin. = 2® Le pluriel se termine par un z; car il vient d ’hostes, et z — ts. Le pluriel de os ( ossa en latin) ne doit, au contraire, offrir qu’un s , et non un z. — 3» Une ost banie, c’est une armée convoquée par le ban.
OSTAGE. R. s. neutre? ( Obsidati cum.) Pur Pinabel en ostage renduz , 3950. Hostage : Li Emperere li recreit par hostage , 3852.
Nous pensons qu’il y a ici deux locutions adverbiales : în obsidatico, per obsidaticurn. V. le suivant, auquel on peut ramener ces deux exemples.
0STAGES. R. p. m. Otages ( Obsi daticos ). De noz ostages ferat trencher les testes , 57. On trouve également hostages comme s. p. m.
( v. 646), et comme r p. m. (v. 147).
OSTEIER. Verbe neutre. Inf. prés.
Faire la guerre , mener l’ost. ( Hos ticare) : Quant ert-il mais recreanz rf’osTEiER, 528. — Parf. comp., 3® p.
S. : AD OSTEIET , 35.
OSTEL. R. s. Maison ( Hospitale ), 342.
Cf. Hosteler, au v. 160.
OT. Verbe act., 3® p, s. du parf. d ’aveir ( Habidt ), 1526. La forme la plus usitée est out. V. ce mot.
OT. Verbe act., 3® p. s. de î’ind. prés, de oïr (Audit), 323, 601, etc. Ot vient d’audit, et qÏt, parf. simple, d’audivü
OT. Préposition. Avec (voy. Od) : Ot mei y 3286.
OTES. S. s. m. Nom d’un comte français. (Suivant Fœrstemann, de l’ancien haut allemand Utto), 795. — R. s.
m. : otun , 2432.
OTRIER. Verbe act. Inf. prés. Donner, concéder, octroyer ( Auctoricare) ; Se ceste acorde ne vulez otrier, 433.
— - Ind. prés., H® p. s., otrei : Mais traïsun nule nen i otrei , 3760 , et otri , 3202. 3® p. s. : otriet, 194 Parf. comp., 3e p. p., avec un r.
s. n. : unt otriet, 3962. — Subj. prés., 3® p. s. : otreit, 1008. =: Au passif, fut. (?), 3® p. s., avec un s. s. f., ert otriée : Josqu’à la mort n’en ert fins otriée, 3395. = Pour le sens , il convient de remarquer le vers 3760, précédemment cité , et que l’on peut traduire ainsi qu’il suit : « Je ne « concède pas qu’il y ait là un cas de « trahison. »
OTUN. R. 3. m. d’OTES, 2432, etc.