‹ Chanson de RolandChapitre 277 sur 323 · C. cumpaignons ... des mielz e des pejurs · texte numérisé non relu

C. cumpaignons ... des mielz e des pejurs

PELÉE. Part, pass., r. s. f. ( Pella tam? de pellis) : Plus qu’on ne lancet une verge pelée , 3323.

PELERIN. S. p. m. (Peregrini), 3687.

PELS. R. p. f. Peaux, fourrures ( Pelles ) : Faz vos en dreit par cez pels sabelines, 515. De sun col getet ses grandes pels de martre y 302.

PENDRE. Verbe act. Inf. prés. ( Pen dere, qui est tantôt actif, tantôt neutre] : El’ plait ad Ais en fut juget a pendre, 1309. — Ind. prés., 3® p. a., pent : Pent à sun col un escuty 2991. 3® p. p., pendent : Par les mains le pendent sur une columbey 2586. Et, au neutre : Cil gunfanun sur les helmes lur pendent, 3005. — Impér., 2® p. s., pent :

Si’ s pent tuzy 3953. = Passif. Ind.

prés., 3® p. p,, avec un s. p. m. :

sunt pendut, 3958. — Subj. prés., 3® p. s., avec un s. s. m., seit pendut, 3932. — Le verbe pendre présente trois sens : les deux premiers à l’actif, le dernier au neutre: a. Aux vers 2991 et 3867, pendre signifie « suspendre ». — 6. Aux vers 1409, 3789, 3932, 3953, 3958, il indique très nettement le supplice de la pendaison. — Et enfin , c, au vers 3005, il a le sens du neutre latin pendent.

PENE. R. s. f. C’est le cuir, ou, peutêtre, la toile grossière qui recouvre l’écu ( Pennam ?) Il convient de citer ici ce passage très curieux de Jean de Garlande qui, en parlant des fabricants d’écus, dit : Scutarii vendant milüibus scuta tecta tela, corio et oricalco , leonibus et foliis lilio rum depicta (Voy .Paris sous Philippe le Bel y p. 588) : Sur sim escut en la pene devant y 1278. De sun escut li freint la pene halte , 3425.

PENITENCE. R. s. f. Dans le sens liturgique et sacramentel. C’est la pénitence infligée par le confesseur.

( Pœnitentiam ) : Par penitence les cumandet à ferir, 1138. Ainsi parle Turpin aux Français, après leur avoir donné l'absolution,

PENSER. Verbe act., employé au sens absolu ( Pensare ) : Baisset sun chef , si cumencet à penser, 138. = Il est également employé comme verbe pronominal : Li quens Bollanz ne l’se doüst penser, 355. Le sens est :

« Roland n’aurait pas dû avoir cette pensée. »

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