PENT — PERT
PENT. Verbe act., 3® p. s. de l’ind.
rés. de pendre. Suspend [Pendit),
PENT. Verbe act., 2e p. s. de l’impér. de pendre . Pends [Pende), 3953.
PENUSE. Adj., s. s. f. Peineuse, attristé , rude [Pœnosa) : Si penuse est ma vie, 4000. Ce mot, au r. s. f., entre dans la composition de Val penuse , 3256.
PER. Adjectif pris substantivement.
S. s. f. Semblable, pareil, égal [Par, paris). On dit de l’épée Joyeuse : Unches ne fut sa per , 2501. — R. s. m., per : Pinabel mun ami e mun per, 362. — R. s. f., per ( dans le sens d’épouse ) : Ki me jurât cume sa per à prendre, 3710, — S. p. m. : per, 306. Ce mot, au pluriel , s’applique particulièrement aux douze Pairs : Li duze per , 262, 965, 1415 et 3187, et pers, par erreur, 547, etc. — R. p. m. : pers, 1308,
PERCET (unt). Verbe actif [percier vient de pertusiare). Parf. comp., 3e p. p., avec un r. s. m. (?), 2077. = Passif? Ind. prés., 3e p. s., avec un s. s. m. : Percet (est) mun escut, 2050. = La vraie forme est perciet; car ce mot se trouve en assonance dans une laisse en ier.
PERDICIUN. R. s. f. Perte [Perditionem ) : Guenes est turnet à perdiciun grant, 3969.
PERDRE. Verbe act. Inf. prés. [Perdere) : Si ’n deit hom perdre e de V quir e de V peil, 1012. Cf. 2287.
Dans l’exemple suivant, l’infinitif actif est employé passivement : Li - A//- Per tuit sunt jugez à perdre , 937.
— Ind. prés., 1*® p. s. : pert, 840.
Quand j o mei perd ?? , 2305. (La lecture est loin d’ètre certaine, et le sens est encore plus douteux. V. pard ) 3® p. s.: pert la culor 3720. 3® p. p. : perdent, 1401. Au vers 3401, perdent est employé sans régime, absolument : A cols pleners de lor espiez i perdent (?) — Parf, simpl., 3® p. s. : perdit : Puis en perdit è sa vie e ses membres, 1408. Au vers 2795, perdiet : Li reis Marsilie le poign destre i perdiet. — Parf.
comp., 2® p. s., avec un r. s. f. : as perdut, 2455; 3® p. s., avec un r.s. m.: ad perdut, 2167, et de même, avec un r. p. m., 2038 Et avec un r. s.
f. : ad perdue , 1323 et 2297 : Ço sent Rollanz la veüe ad perdue.
lr® p. p. , avec un r. s. m. ; avlm \ perdut, 2700, et avec un r. s. f. :
àvuns perdud, 2119; 2® p. p., avec I
un r. s. m. : avez perdut, 3498; 3® p. p., avec un r. p. m. ou n. : unt perdut, 2094. — Fut., 3® p. s. : perdrat, dans le sens absolu de notre mot : « Il n’y perdra pas » : N ’ i perdrat Caries, 755. Et, à l’actif : Enquoi perdrat dulce France sun los, 1194.
— Cond., lr® p. s. : perdreie, 1054; 3® p. s. : perdreit , 597. — Subj.
prés., 3® p. s. : perdet, 806; lr® p, p. : perduns , 45 , 59 : 3® p. p. ; perdent, 44, 58. — Parf, du subj., au sens absolu, 3® p. s., ait perdut ; Iço ne di que Karles n’ i ait perdut, 1959. = Entre en composition dans Sait- perdut, nom de cheval, 1554.
= On remarquera les locutions suivantes qui sont restées dans notre langue : « Perdre la vie, les couleurs, la vue. »> — « J’y perds. » — etc.
PERE. Voc. s. m. [Pater), 2337. (Le ms porte plutôt perre.) — R. p. m. :