‹ Chanson de RolandChapitre 280 sur 323 · PERT — PLAIDER · texte numérisé non relu

PERT — PLAIDER

s. Jô perds [Perdo) , 840. V. Perdre.

PERT. Verbe act. Ind. prés.. 3« p. s.

Perd ( Perdit ), 236, 3720. V. Perdre.

PERSIS. Adj., r. s. m. De Perse ( Persitium ) : Si i merrez Torleu le rei persis, 3204.

PERTE. R. s. f. (C’est un de ces substantifs formés sur les anciens participes latins, comme rente , dépense , retraite , route , etc. Perditam) : Li quens Rollanz des soens i veit grant perte, 1691.

PESANCE. R. s. f. Douleur, chagrin, préoccupation triste ( Pensantiam ) :

Dit à VRei : « De quei avez pesa nce, » 832.

PESANT. Part, prés., employé adjectivement, s. s. m. Dur, rude (de pen santem) : Li quint festurj après lor est pesant e gref, 1687. — S. s. f. :

pesant, 1412. — S. s. m. : Li adubez en sunt li plus pesant, 2470. Dans ce dernier exemple , le sens est primitif et matériel : il s’agit d’hommes qui se noient, et pesant signifie « lourd ». (V. Peiset.)

PESMES. Adj. S. s. m. Mauvais, terrible ( Pessimus ) : Li Reis est fiers e sis curages pesmes, 56, etc. — S. s.

m. : pesme , 2122. — R. s. f. : pesmes, 813. — -R. p. f. : pesmes, 2919.

PETIT. Adj. neutre, employé adverbialement , 305 , 1239. V. le suivant.

PETIZ. Adj., s. s. m. (Diez propose un radicale celtique? pit, pointu, mince, et Mabillon, en son De re diplomatica, p. 498, cite un texte de 775 où on lit petito villare. V. Littré.) N’ est gueres granz ne trop nen est petiz, 3822. — R. s. m. : petit, 2227.

— R. s. f. : petite , 1087. — R. p. f. : petites, 1656. = Petit est employé au neutre , dans le sens de « peu » :

Kar de Franceis i ad asez petit, 1239. A ben petit que il ne pert le sens , 326. = Rem. la locution A ben petit que.

PEZ. R. s. p. Pour piez (, Pedes ) : Cinquante pez i poet hom mesurer, 3167. V. Pied.

PIÈCE. R. s. f. Morceau ( Petiam ) :

Trenchet la coife..., une pièce en abat, 3437.

PIED. R. s. m. Sauf au v. 2240, où il s’agit du pied -mesure, ce mot est partout employé dans le sens primitif ( Pedem ) : Li message descendirent a pied, 120. A pied estes, 2138. Il nen i ad ne vexe ne senter, — Ne voide tere ne aine ne plein pied, 2400. Piet, 2013, 2168. — R. p. m., piez : En piez se drecet, 195. Ne vos

ne il n’i porterez les piez, 260.

Franceis se drecent, si se metent en piez , 1139. Met sei sur piez , 2298. = On remarquera ici un grand nombre dejocutions qui nous sont restées :

« Être à pied. — Porter les pieds quelque part. — Se remettre sur pieds , » etc. etc.

PIERE. R. s. f. ( Petram)1 982, et perre, 2300, 2338. — R. p. f.: pierres, 1661. Cf. perres, 1452, 3306. V Perre

PIERE. S. s. m. Saint Pierre [Pe* trum) : Seint Piere fut , si aveit num Romaine, 3094. V. Perre.

PIEZ. V. Pied.

PIMENT. R. s. Épices; mélange de miel, de vin et a’épices. ( Pigmen tum.) En parlant des héros morts à Roncevaux, on dit que leurs corps ben sunt lavez de piment e de vin

PIN. R. s. m. (Pwwm), 114 et 2375.

PINABELS. S. s. m. Nom du champion de Ganelon (?), 3885, et Pinabel, 3783. — Voc., s. m. : Pinabel, 3899. — R. s. m. : Pinabel, 362.

PINCENEIS. R. p. m. Nom de peuple païen, 3241. Il s’agit ici des Petchenèques, Ilaix Çtvaxot, qui ont été désignés de bonne heure sous une forme nasalisée : Pincinnati. Ce dernier mot se trouve dans Ekkehard de Saint- Gall, Hugues de Fleury et Vltinerarium Ricardi. V. la Romania, II, p. 331.

PINE. R. s. Nom d’une terre conquise par Roland, 199. C’est Pîna, ville au S.-E. de la province de Saragosse.

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