V. ce mot
SERAI. Verbe estre, p. s. du fut.
(Essere-habeo) , 86, 1076, 2910, 2917, etc.
SERAT. Verbe estre, 3® p. s. du fut.
( Essere-habet ), 52, 625, etc.
SEREIT. Verbe estre, 3» p. s. du condit. ( Essere-habebat ), 1705.
SEREZ. Verbe estre, 2® p. p. du fut.
[Essere-habetis), 39, 434, etc. Pour les quatre mots précédents, voyez Estre .
SERF. S. s. m. [Servi) : A une es tache Vunt atachet cil serf , 3737. Il faut observer que ces deux derniers mots ont été écrits par une main postérieure.
SERF. Verbe act., impér.,2® p. s. Sers, adore [Servi) : Serf e crei le Rei omnipotente , 3599.
SERJANZ. S. p. m. Sergents ( Servantes) , 161. — R. p. m. : serjanz, 3957. = Ce mot, dans les exemples précédents, désigne des personnes d’une condition très inférieure, des serfs attachés à la maison.
SERMUN. R. s. m. Discours, parole ( Sermonem ) : Franceis apelet, un sermun lur ad dit, 1126. Dist Baliant : « Malvais sermun cumences, »
600. — R. p. m. : sermuns , 3979 , et sermons, 2243. = Au pluriel, nous trouvons le sens moderne de « sermons ». On dit de Bramidonie, qui est instruite dans la foi chrétienne :
Tant ad oït e sermuns e essamples , 3979. Et l’oraison funèbre de Turpin se résume en ces mots : Par granz batailles e par mult bels sermuns — Cuntre païens fut tuz tens cam piuns, 2243 , 2244.
SERPENZ. S. p. m. ( Serpentes ),
SERT. Verbe act., 3® p. s. de l’ind.
prés. [Servit): Mahumet sert, 8.
Ço est une gent ki Damne Deu ne sert, 3247. 2® p. p. : servez , 922. —
Imparf., p. s. : Serveie [V Empe-
reur ) par feid e par amur , 3770. — Parf. comp., lr® p. s., avec un r. s. m. : ai servit, 863. Et de même, avec un r. p. m., 3492. 2® p. p., avec un r. s. m. : avez servit, 1858. — Impér., 2® p. s. , serf, 3599. — Subj.
prés., 3® p. s. : servet, 3272. Serve, 2254. = Inf. passif, avec un s. s. f.
Roland dit à son épée : De chrestiens devez estre servie, 2350. — Part, pass., s. s. f. : servit, servie. = Le mot servir, (comme on le voit par les exemples précédents que nous avons multipliés à dessein) , s’entend surtout du culte que nous devons à Dieu; puis, du service que l’on rend au Roi. Tous les vers que nous avons cités se rapportent , sauf le v. 2350 , à ces deux sens, à ces deux cultes.
SERUM. Verbe estre, lr® p. p. du futur ( Essere-habemus ), 1477.
SERUNT. Verbe estre, 3® p. p. du fut. ( Essere-habent ), 262.
SERVE. Verbe act., 3® p. s. du subj.
prés, de servir [Serviat), 2254.
SERVEIE. Verbe act., 3® p. s. de l’imparf. de l’ind. de servir [Serviebam),
SERVET. Verbe act., 3® p. s. du subj. prés, de servir [Serviat), 3272,
SERVEZ. Verbe act., 2® p. p. de l’ind.
{irés. de servir ( Servitis ), 922. Pour es quatre mots précédents, voyez Servir.
SERVIE. Part. pass. , s. s. f. de servir [ Servita ) , 2350. — Inf. passif du même verbe, avec un s. s. f. : estre servie, 2350.
SERVISE. S. s. Service [Servitium):
Vostre servise V en doüst bien guarir, 3828. — R. s. , servise : Càrles comandet que face sun servise, 319, et Servis, 1406. — R. p. servises, 29. = Le sens est à peu près celui du vocable actuel : c’est d’abord le « service de l’Empereur » dans la même acception où hier encore nous employions ces mots. Cist ferunt mun servise , 3072. = Mais servise prend , dès le Roland, une acception plus élevée : « Service de Dieu », dans un sens liturgique. Lorsque Saragosse est pris, Charles transforme les mosquées en églises : « Li Reis creit en Deu, faire voelt sun servise, — E si evesque les eves beneïssent, 3666, 3667. Et déjà ce même mot est employé dans le sens très général « de service rendu à quelqu’un » :
Malvais servise le jur li rendit Guenes, 1406. Au pluriel, cette aci ception est encore plus frappante :