LA FIERTÉ DE ROLAND
Dist Oliviers : « Paien unt grant esforz,
1050 « De noz Franceis m’i semblet aveir mult poi.
« Cumpainz Rollanz , kar sunez vostre corn :
« Si l’orrat Caries, si returnerat l’oz. »
Respunt Rollanz : « Jo fereie que fols :
<c En dulce France en perdreie mun los.
1055 « Sempres ferrai de Durendal granz colps;
« Sanglenz en iert li branz entresqu’à For.
« Nostre- Franceis i ferrant ad esforz :
« Felun paien mar i vindrent as porz;
« Jo vus plevis, tuit sunt jugiet à mort. » Àoi.
« Cumpainz Rollanz, l’olifant kar sunez.
1060 « Si 1’ orrat Caries, fera
1042. Blancs osbercs. On a verni en diverses couleurs le métal du haubert. Il y en eut de bleus, de verts, etc. (J. Quicherat, Histoire du costume, p. 151.) Mais quand le métal n’était pas vernissé en couleur, quand il ne subissait d’autre préparation que le polissage, c’était le ce blanc haubert ».
1059. L'olifant. Il faut établir une
l’ost returner :
distinction entre le cor que porte chaque chevalier et l'olifant. Il y a soixante mille cors dans l’armée de Charles, mais il n’y a qu’un olifant. Après la mort de Roland, Charles dit à Rabel et à Griiinemant : « Vous remplacerez « aujourd’hui Roland et Olivier : l’un « de vous portera l’épée et l’autre l’oli- <r faut. » (V. 3016, 3017.) Celui-ci est d’ivoire, comme son nom l’indique, et
« Il y en a bien cent mille devant nous, avec leurs écus ,
« Leurs heaumes lacés, leurs blancs hauberts,
« Leurs lances droites, leurs bruns épieux luisants.
« Vous aurez bataille, bataille comme il n’y en eut jamais. « Seigneurs Français, que Dieu vous donne sa force;
« Et tenez ferme pour n’être point vaincus. »
Et les Français : « Maudit qui s’enfuira, » disent-ils.
« Pas un ne vous fera défaut pour cette mortl »