Grâce aux soins politiques et moraux de milord Buth
Année lyji. 237
A la silhouette, traits pour traits 1, L'Anglais dessine les portraits De la sainte famille entière.
Le Prétendant, d'un ton fort doux.
Dit à Jésus : Méfiez-vous De ces joueurs de gibecière.
L'enfant répond : Va, ne crains pas Ces deux Germains* en mes États Ne feront jamais de poussière.
Brandebourg, entendant cela, Lui dit : Mon beau Jésus, oui da !
Et vous le prend par la lisière.
Il se rend maître de l'enfant.
Il le mène tambour battant Et le traite à la militaire.
son gouverneur, le roi d'Angleterre dessine bien et même très supérieurement à ce qu'on peut attendre, non pas seulement d'un souverain, mais même d'un particulier qui n'en fait pas son état. Son goût et ses talents à cet égard qu'il exerce chaque jour fort régulièrement, lui ont inspiré l'idée de faire ériger à Londres une académie de dessin et une autre à Rome, à l'instar de celle de France. (M.)
1. Chacun sait assez ce que c'est qu'un portrait à la silhouette. A ce sujet, on a cru qu'il pouvait être plaisant de faire suivre à un roi d'Angleterre une mode qui a pris naissance à la cour de France et qui'a eu son règne avec la même fureur qu'autrefois les bilboquets et les pantins. (M.)
2. Ce n'est pas de cousin germain mais d'Allemand dont il est ici question. (M.)
238 Clair amb ault-Alaurepas,
Voyant que ce n'est point un jeu, Tous les princes font flamme et feu, Et le citent au ban-arrière ^.
Mais Fédéric, ce fier mutin-, Avec Jésus va son chemin.
Et leur répond à sa manière :
Lère, la, 1ère, Ion 1ère,
Lère, la, lère, Ion la.
EPIGRAMMES DIVERSES