‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 2)Chapitre 126 sur 173 · SUR VOLTAIRE · texte numérisé non relu

SUR VOLTAIRE

La larme à l'œil, la nièce d'Arouet

Se complaignait au surveillant Malesherbe

Que Fécrivain neveu du grand Malherbfe ^

I. Fréron avait fait dans ses feuilles un portrait satirique de Voltaire, sans le nommer. Celui-ci aima mieux s'y reconnaître que de dissimuler son ressentiment. Il fit faire des plaintes à M. de Malesherbes par sa nièce, qui était alors à Paris. C'est ce qui occasionna cette épigramme. (M.)

244 Clairambault-Maurepas,

Sur notre épique osât lever le fouet.

Souffrirez-vous, disait-elle à l'édile,

Que chaque mois ce critique enragé

Sur mon pauvre oncle à tout propos distille

Le fiel piquant dont son cœur est gorgé ? —

Mais, dit le chef de notre librairie,

Notre Aristarque a peint de fantaisie

Ce monstre en l'air, que vous réalisez. —

Ce monstre en l'air ! votre erreur est extrême,

Reprend la nièce : eh ! monseigneur, lisez,

Ce monstre-là, c'est mon oncle lui-même.

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