I. L'abbé de Cavayrac, auteur de \ Appel a la raison
64 Cl airambault-Maurepas.
Contre Guignard ^ et ses bénins confrères Je déclamais avec un zèle ardent; Mais, ô douleur ! que vont dire ces pères Quand de Guignard je serai le pendant.
Ah ! si du moins, par un peu de clémence, A nos seigneurs l'on m'avait confié !
Cartouche aurait évité la potence, Si par sa troupe il eût été jugé.
Vous, mes amis, apprenez à mieux faire. Cessez, cessez de marcher sur mes pas ; Je vous trompais, quand je vous ai fait ci'oire Qu'on obéit en n'obtempérant pas.
Ah misérable!
J'ai cru le diable;
Je suis perdu, Je vais être pendu.
et autres pièces en faveur des jésuites, pour lesquelles il fut obligé de se réfugier à Rome. (i\l.) I. Synonyme de jésuite.
Année ij66, 65
UN BRILLANT HYMENEEi
Quelle est cette pompeuse fête, Pour qui brillent tous ces flambeaux?
C'est le dieu d'hymen qui s'apprête A former les nœuds les plus beaux.
Tircis, ce rejeton illustre, S'unit à Flore en ce grand jour; La nymphe, à son troisième lustre, Est un chef-d'œuvre de l'amour.
Ce tendre et charmant hy menée Comble les vœux de ces époux ; De leur brillante destinée Et Vénus et Mars sont jaloux.
Il naîtra de la jeune Flore Des amours, des grâces aussi ; Combien de héros vont éclore : L'époux est un Montmorency.
Sur ces jeunes âmes ravies.
Dieu puissant, verse tes faveurs; ^ Qu'à jamais le cours de leurs vies Soit semé de perles, de fleurs !
I. A propos du mariage du vicomte de Montmorency- Laval avec M"" de Boulogne. — Par M""^ Cosson de la Cressonnière. (M.)
66 Clairambault-M aurepas.
Un prélat plein de ta sagesse ^, Du clergé la gloire et l'honneur, Serre ce nœud qui l'intéresse.
Quel présage pour leur bonheur !