M"« Arnould, première actrice de l'Opéra ; elle vit avec
[6o Clair amhault-Maurepas.
Les fleurs dont brilla son printemps, Veut encor plaire à la toilette; Pour les loisirs de ton amant, Arnould, sers plutôt de squelette.
On convient que la Rosalie * N'est belle, jeune, ni jolie, Mais très peu lui dament le pion ; Elle a les reins d'une souplesse Qu'on la prendrait à son croupion Pour la Vénus aux belles fesses.
Pour triompher du dieu Morphée
Qui, descendu de l'empyrée,
A l'Opéra fait son séjour,
En vain Duplan mugit et beugle * ;
Qui l'entend voudrait être sourd,
Qui la voit voudrait être aveugle.
Toi, la douairière des coulisses, Demiret ', fais place aux novices, Crois-moi, plus tôt sera le mieux; Quitte le monde qui te quitte.
M. le comte de Lauraguais, qui lui fait disséquer des cadavres. (M.) « M"" Arnould a eu le plus grand succès à la cour dans le rôle de Zélinde. Tous les spectacles représentés jusqu'ici à Fontainebleau ont parfaitement réussi, excepté le Déserteur. » {Nouvelles a la main.)