‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 2)Chapitre 78 sur 173 · LES ACTRICES DE L'OPERA · texte numérisé non relu

LES ACTRICES DE L'OPERA

O ! DIVINITÉS protectrices De nos plus fameuses actrices, Venez conduire mon pinceau ;

1. « Il résulte de cette épître que le goût est malade en France et qu'il n'y a plus dans la nation que M. de Voltaire et M. Palissot, que la faux menace l'un, et que l'autre, indigné de voir le règne de la sottise et ne voulant pas partager ces mépris,

Va de tous nos travers gémir loin de Paris,

en sorte qu'il ne restera plus personne à la France. » [Corresp. de Grimm.)

2. Couplets sur les courtisanes et danseuses de l'Opéra qui se sont trouvées au voyage de Fontainebleau. (M.) Ce voyage dura du 4 octobre au 13 novembre et fut principalement égayé par des représentations dramatiques. Nous lisons dans les Nouvelles a la main, à la date du 3 octobre: « On est fort occupé aux Menus des fêtes qui doivent se donner à Fontainebleau ; il y aura douze jours de spectacles, composés de différents opéras, comédies, opérascomiques, le tout arrangé au théâtre de la cour. Sur le répertoire, on avait d'abord mis la Princesse de Navarre, malgré le mauvais succès qu'elle avait eu dans son aurore, quoique de deux grands hommes, Voltaire et Rameau, mais des raisons politiques l'ont fait supprimer. »

Année ijôg. 159

C'est votre gloire qui m'excite, Qui m'appelle à Fontainebleau Pour peindre vos nymphes d'élite.

Leurs figures, quoique plâtrées, Seront par moi si bien tracées Qu'on pourra dire : Les voilà.

Les belles dames, chose sûre, Ne m'en voudront pas pour cela, Elles aiment trop la nature.

Allard ^ se montre la première.

Et l'honneur d'ouvrir la carrière

Ne lui peut être disputé : ,

Oh dieux ! comme elle est pétulante !

Chacun croit voir la volupté

Sous les dehors d'une bacchante.

La Peslin - n'est point sa rivale ; Si quelquefois elle l'égale, Ce n'est jamais que sur un lit.

Le jeu plaît fort à la poulette, Et lorsqu'elle caresse un v...

Vous diriez un enfant qui tette.

En vain Arnould ' qui s'époumone Pour faire vivre en son automne

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