‹ Chansonnier historique du 18e siècle [recueil de chansons, vaudevilles, sonnets, épigrammes, épitaphes et autre vers satiriques et historiques] publié avec introd., commentaire, notes et index (volume 2)Chapitre 85 sur 173 · M , rue Française. (M · texte numérisé non relu

M , rue Française. (M

i66 Clairamhault-Maurepas.

Beauvernier ^ ? Encore un rabat, Tu serais p à grimoires.

Lorsqu'avec la Granville ^ on couche, On peut choisir ou de la bouche, Ou de l'oreille, ou des tétons ; Mais c'est toujours la même chose :

Vous prenez d'elle des boutons Qui ne sont pas boutons de rose.

Sur son sexe en vain l'imbécile Méchamment exhale sa bile; Mesdames, ne la craignez pas ; Elle ne peut jamais vous mordre ; Son dentiste m'a dit tout bas Que son davier y mit bon ordre.

Poirsin ', Toto, Cochonnerie, .

Auquel s'en tenir, je te prie?

Sans prêter aux brocards plaisants De certains faiseurs d'épigrammes,

1. M"* Beauvernier, danseuse, qui, après avoir vécu avec tous les clercs de procureurs, a pris pour amant Convers, avocat, (M.)

2. M"* Granville, courtisane, pétrie d'art depuis le bout des doigts jusqu'au bout des dents : son râtelier factice est un chef-d'œuvre. (M.)

3. M"' Poirsin, qui se nomme aussi Toto et Cochonnerie à cause de son embonpoint, vit actuellc/nent avec M"* Duthé ; le point est de savoir qui des deux fait l'homme. (M.)

Année lyOg. 167

Va, tous les hommes sont méchants ; Tiens-t'en, crois-moi, toujours aux femmes.

De vapeurs, de tons et de mines, Desangles *, tu nous assassines ; De Lucrèce le rôle usé Aujourd'hui ne dupe personne ; Si ton jeu te paraît rusé Ce n'est qu'un air* que tu te donnes.

Vous entretiendrai-je d'Isoire ^, Dont l'âme si vile, si noire.

Fait son dieu de l'impureté ?

Lorsque l'infâme vous approche.

Ayez, pour plus de sûreté.

Ayez la main dans votre poche.

Pour faire route vers Cythère, Emprunte le char de ton père, Dauvillier*, suis ce phaéton Qui, du numéro de la place Jusqu'aux chiffres de Cupidon Te veut faire franchir l'espace.

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